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lundi 23 janvier 2012

Aurore de tempête

Hier, le 22 janvier vers 06:00 (TU), la Terre a pris de plein fouet une tempête solaire, une des plus violente depuis 2005.
L'impact, attendu, a donné lieu à de magnifiques aurores, dont celle-ci prise par Bjørn Jørgensen :

Un éruption solaire plus violente a eu lieu aujourd'hui, le 23 vers 04:00, mais non orientée vers la Terre, l'impact sur notre planète est donc incertain.

Source Ciel & Espace

jeudi 15 avril 2010

Aurore australe depuis l'ISS


A 356km au dessus de l'océan Indien, le 28 mars dernier.

Source BigPicture

jeudi 8 avril 2010

Volcan et aurore

Voici un spectaculaire cliché d’une aurore boréale au dessus du volcan islandais Eyjafjöll, en activité depuis le 20 mars dernier. Le Soleil, qui lui aussi entre dans un nouveau cycle d’activité (dit cycle des 11 ans), va générer de plus en plus d’aurores avec un maximum prévu en 2013.

Ce cliché a été pris par Albert Jakobsson (voir son site pour plus de clichés) avec un réflexe numérique équipé d’un objectif de 18mm.

Source Ciel & Espace

samedi 14 novembre 2009

Croissant de Terre par Rosetta

En route vers la comète Churyumov-Gerasimenko, la sonde européenne Rosetta (voir ici) a effectué son dernier passage près de la Terre le 13 novembre. A l'occasion de cette dernière assistance gravitationnelle, la sonde à saisie ce cliché de notre planète, alors située à 633.000 km.
La zone éclairée du croissant est centrée sur l'Antarctique.

Source Ciel&Espace

lundi 2 mars 2009

Un astéroïde a frôlé la Terre à la verticale de Tahiti

Aujourd’hui, à 03h44 heure locale, 13h44 TU, un petit astéroïde a frôlé la Terre à environs 64 000 km d’altitude, en passant à la verticale d’un point situé juste à l’Ouest de Tahiti.

Avec une magnitude 11, seuls les observateurs équipés de télescopes de plus de 200 mm étaient susceptibles de voir l’astéroïde nommé 2009DD45.

Avec une taille comprise entre 30 et 40 mètres de diamètre, cet astéroïde est de taille comparable à celui de Toungouska qui dévasta une partie de la Sibérie le 30 août 1908.

Source Ciel des Hommes

mardi 24 février 2009

20 ans de cyclones

Voici une carte qui retrace la route de tous les cyclones ayant évolué au dessus des océans entre 1985 et 2005.


Source JPL

mercredi 21 janvier 2009

Une météorite explose au dessus de la Suède

En novembre dernier, un policier filmait par hasard l’explosion d’une météorite au dessus du Canada (voir ici). C’est cette fois en Suède qu’une caméra de surveillance a enregistré une explosion similaire :



Celle-ci semble plus lumineuse que la précédente, et il n’est pas impossible qu’elle se soit complètement consumée dans l’atmosphère.

Via Badastronomy

dimanche 4 janvier 2009

La Terre au plus proche du Soleil

C'est hier, le 3 janvier, que la Terre est passée par son périhélie : le point de son orbite qui est le plus proche du Soleil. Pour la Terre, on parle de périgée. L'opposé, l'aphélie, étant le point le plus éloigné (apogée pour la Terre).

L'excentricité de l'orbite est volontairement exagérée sur le schéma ci-dessus.

lundi 29 décembre 2008

Une seconde de plus pour 2008

Inexorablement, la vitesse de rotation de notre planète diminue (voir ici). Avec l’avènement d’applications de plus en plus précises qui exigent une précision à la seconde, il a été décidé dans les années 70 de compenser régulièrement ce ralentissement par l’ajout d’une seconde à la fin de certaines années.

Pour faire simple, cette compensation est nécessaire afin de faire correspondre le « temps naturel » (la seconde « naturelle » valant le 86.400ème d’un jour) avec « le temps atomique », calculé par les horloges du même nom (voir ici) sur lesquelles certaines applications s’appuient (1).

GMT - TU

La dernière minute de 2008 durera donc 61 secondes. Pas de quoi faire un peu plus la fête, mais nécessaire aux applications dont le temps est une valeur de référence.

Prochain réajustement prévu pour 2011, ou 2012, en fonction des aléas de la dynamique de surface (marées, vents, etc.) qui influencent aussi la rotation de notre planète.

Source . . . partout ! lool

(1) Par exemple avec le système GPS, une seconde d’erreur peut engendrer un décalage de position de plusieurs centaines de mètres.

vendredi 26 décembre 2008

La couverture de surface terrestre

Il aura fallut 19 mois au satellite de l’ESA Envisat pour collecter l’ensemble des données nécessaires à la publication de la couverture terrestre, la plus précise jamais obtenue. Elle met en évidence 22 milieux biophysiques : de la glace aux différents types de forêts, en passant par les lacs, les déserts et terres cultivables, avec une résolution de 300 mètres.

Version HD

Les données ont été collectées entre décembre 2004 et juin 2006 par le spectromètre MERIS embarqué sur Envisat.

Source ESA

mardi 16 décembre 2008

Découverte d’un ancien fleuve sous le désert libyen

C’est en dépouillant les données du satellite japonais ALOS qu’un chercheur français a découvert sous le désert libyen les vestiges d’un ancien fleuve, qui devait être aussi grand que le Nil.

En bleu les vestiges découverts et en rouge les probables existant

Cette détection a été rendu possible grâce à une analyse radar dont les signaux pénètrent sous la surface de sable et atteignent sous quelques mètres une couche de grès plus dense. Si pour l’heure la datation de ce fleuve n’est pas précisément connu, les premières estimations avancent qu’il devait être actif il y a 5 ou 6 millions d’années.

Source Ciel & Espace / Pour en savoir plus INSU-CNRS

vendredi 28 novembre 2008

Sur la trace de la météorite canadienne

Les chasseurs de météorites, amateurs et professionnels, n’ont pas tardé à trouver des fragments de la météorite qui a explosé au dessus du Canada le 20 novembre dernier (voir ici). Sa masse est estimée à une dizaine de tonnes et les chasseurs pensent qu’une multitude de petits fragments sont éparpillés sur environs 20 km² dans la province de Saskatchewan.

Fragment de la météorite retrouvé le vendredi 28 novembre

Les météorites ont plusieurs origines : elles peuvent être des morceaux de planètes ou d’astéroïdes arrachés lors d’impacts violents, ou encore de véritables messagers de la formation du système solaire dont la composition n’a pas évolué depuis environs 4.57 milliards d’années.

Via Bad Astronomy

dimanche 23 novembre 2008

Une météorite explose au dessus du Canada

Un policier a filmé, par hasard, la rentrée atmosphérique d'une météorite au dessus du Canada :

lundi 17 novembre 2008

Le CNES embarqué avec le Vendée Globe

Le CNES participe à l’aventure du Vendée Globe, en fournissant à l’organisation des solutions satellites adaptées pour la sécurité des marins.
La première est un suivi simple sécurisé avec une balise à bord qui envoie régulièrement les données de bases sur l’évolution du bateau : position, cap, vitesse. Elle permet au PC course de suivre en quasi temps réel l’évolution de chaque concurrents et peut passer en mode détresse (Ndr, en plus des systèmes Cospas-Sarsat et Inmarsat).


Grâce aux données du satellite de l'ESA Envisat, l’agence fournira également au PC course la position des icebergs (de plus de 150m) que les marins risquent de croiser sur leurs routes. Et pour la première fois, une étude expérimentale déterminera leurs dérives, liées aux courants, aux vents, à leurs formes, etc.


Enfin, quatre marins ont accepté de larguer des balises Argos lorsqu’ils seront dans le courant des Malouines ou à hauteur des îles Kerguelen, soit en plein courant circumpolaire, le plus grand et le plus puissant courant de la planète.


« Les données enregistrées par ces balises seront accessibles à tous via le site www.cnes-edu.fr », précise Danielle de Staerke, responsable du projet au CNES.


Source CNES

lundi 27 octobre 2008

Le CNES lance e-CORCE

Le Centre National d’Etudes Spatiales (Ndr, l’agence spatiale française) vient de lancer le projet d’observation terrestre e-CORCE (e-Constellation d’Observation Récurrente Cellulaire). A partir de 2014, ce dispositif sera capable de fournir une fois par semaine une photo complète de la Terre avec une résolution de 1 m ! Ces données seront distribuées gratuitement sur le web, à l’image de Google Earth.

Ce réseau s’appuiera sur une constellation de 13 micro-satellites en orbite basse à 600 km d’altitude et sur une cinquantaine de stations au sol pour le traitement des données. « Les satellites sont les yeux, le réseau au sol, le cerveau », résume le concepteur d’e-CORCE, Jean-Pierre Antikidis.

Afin de fournir ce service accessible gratuitement à tous, et à moindre coût (Ndr, pour un projet spatial), l’agence française à eu recours à deux astuces innovantes. Tout d’abord, les détails invisibles à l’œil humain seront systématiquement supprimés et la résolution sera adaptée au contexte (moins sur les océans, plus sur les villes par exemple), ce qui permettra d’alléger de 50 fois le poids des données que les satellites transmettront au sol ! Enfin, ces données seront dispatchées sur la cinquantaine de stations qui hébergeront les images de leurs zones d’installations, « Les données seront véritablement éclatées, personne n’avait jamais osé faire ça avant ! » se réjouit Jean-Pierre Antikidis.

De part son architecture, e-CORCE sera bien plus performant que Google Earth sur la précision globale moyenne et surtout sur les fréquences de mise à jour, aujourd’hui bien aléatoires. Il va falloir cependant être patient … rendez-vous dans 6 ans ;o)

Source CNES

mardi 14 octobre 2008

Quand Venus Express cherche de la vie sur Terre

Le titre de ce billet peu surprendre, et pourtant, c’est un nouveau programme de la sonde européenne Venus Express. Loin d’être un exercice inutile, la sonde est en train d’ouvrir la voie à une nouvelle ère en matière de recherche en exobiologie. Souvenez-vous, les scientifiques avaient déjà utilisés Deep Impact dans la même optique lorsqu’elle avait enregistré le transit de la Lune sur la Terre.

Première composition de la Terre par VenusExpress en 2005, peu après le lancement

Venus Express ne peut observer la Terre dans de bonnes conditions que deux à trois fois par mois. Grâce à des analyses spectrales dans le visible et le proche infrarouge, les chercheurs peuvent mettre en évidence la signature de telles ou telles molécules présentes dans l’atmosphère terrestre (repérées ici, CH4 : méthane ; N2O : protoxyde d'azote ; CO2 : dioxyde de carbone ; O3 : ozone ; H2O : eau).

Le but est de trouver la signature d’éléments dont la présence ne peut être liée qu’à une activité biologique. Sur Terre, c’est par exemple le cas de l’oxygène, mais on en trouve aussi sur Vénus (Ndr, comme de l’eau sous forme de vapeur) qui n’héberge pourtant pas la vie. Trouver ces éléments dans l’atmosphère d’une planète n’est donc pas suffisant pour en conclure qu’elle abrite potentiellement la vie. Il faut donc chercher d’autres molécules, d’autres signatures plus subtiles.

Les résultats sont superposées suivant l'orbite et le rapport d'exposition océans / continents

Quand Venus Express observe la Terre, elle ne la voit que comme un banal point blanc, qui occupe à peine un pixel de sa caméra. C’est probablement dans ces conditions que seront observées les premières exoplanètes, dont on sera capable de capturer la lumière (Ndr, la lumière de l’étoile parente réfléchie par l’exoplanète ; une planète n’émet pas de lumière).

Etudier la Terre depuis Vénus nous en apprendra donc beaucoup sur la manière dont il faudra observer les exoplanètes afin d'y détecter un signe d'activité biologique.

Source ESA/Venus Express

mercredi 27 août 2008

Les énigmatiques nuages noctulescents

Les nuages noctulescents sont des formations atmosphériques de très haute altitude. Quand les plus hauts nuages de la troposphère atteignent au maximum 12 à 15km d’altitude, les noctulescents évoluent dans la mésosphère à 80km au dessus de la surface terrestre. Les membres de l'équipage de l’ISS en ont photographié un lorsqu’ils se trouvaient à 340km au dessus de l’Ouest de la Mongolie :

Ces nuages sont visibles depuis la surface au dessus des 50° de latitude, lorsqu’ils sont éclairés par le dessous à partir du moment où le Soleil passe à 6° au dessous de l’horizon. Leur origine reste une énigme. On sait seulement qu’ils sont constitués de cristaux de glace d’une taille inférieure à 100nm (nm : milliardième de mètre).

Les premières observations remontent à 1883, peu de temps après l’éruption du volcan indonésien Krakatoa et il était envisagé à l’époque qu’ils soient liés à l’activité volcanique. Depuis 2007 et la mise en orbite du satellite AIM, on sait qu’ils sont exclusivement constitués de glace et on soupçonne que leur existence soit liée au changement climatique ou à l’activité industrielle. Un chercheur américain pense même que la vapeur d’eau recrachée par les fusées favorise leur développement.

Sources Ciel&Espace / Wikipédia

vendredi 22 août 2008

GOCE bientôt en orbite

L’ESA s’apprête à lancer le satellite GOCE, un bijou de technologie dont la principale mission sera d’établir la cartographie de la gravité terrestre avec une précision jamais atteinte.

Version HD

Malgré ce qu’on pourrait penser, la Terre n’est pas ellipsoïdale et encore moins sphérique. Sa surface est irrégulière et certaines régions sont plus « hautes » que d’autres. Il est donc nécessaire d’utiliser une référence moyenne que l’on appelle le géoïde. Cette référence permet par exemple de mieux apprécier les variations du niveau des océans, de mieux comprendre la circulation océanique et la dynamique des calottes glacières.

1: Océan - 2: Ellipsoïde - 3: Déformation locale - 4: Continent - 5: Géoïde

Cette référence est également utiliser dans la vie de tous les jours par nos GPS, dont la référence géodésique est indispensable pour calculer une position précise (Ndr, si vous utiliser les GPS, WGS84 doit vous rappelez quelque chose : c’est le format géodésique standard).

GOCE pointera également les anomalies gravitationnelles qui renseigneront les scientifiques sur la structure interne de la Terre.

Le lancement est programmé le 10 septembre prochain par une fusée russe Rockot. GOCE sera injecté à 260 km d’altitude (Ndr, par comparaison l’ISS évolue vers les 400km), ce qui signifie qu’il sera perturbé par les très hautes couches atmosphériques. Pour compenser la faible mais réelle traînée atmosphérique qu'il subira, GOCE à une forme de flèche et sera propulser par de petits moteurs ioniques.

Source ESA

Illustrations Wikipédia

lundi 21 juillet 2008

Transit de Lune sur la Terre

C’est une première ! Le couple Terre - Lune avait déjà été photographié par des sondes spatiales, notamment par Galileo et par MRO (Voir billet du 5 mars), mais c’est la première fois qu’une sonde observe un transit de Lune sur la Terre.

Cette sonde, c’est Deep Impact, qui avait largué un « impacteur » sur la comète Temple 1 en juillet 2005. La NASA avait ensuite décidé de prolonger la mission de la sonde via le programme EPOXI, destiné à observer le transit d’exoplanètes (sur leurs étoiles) et à survoler en novembre 2010 la comète Hartley 2.

L'animation vidéo du 28 mai 20h20 TU au 29 à 19h35 par pas de 15 minutes (Sur 30s) :

Hormis le caractère exceptionnel de cette prise de vue, l’intérêt scientifique est de tester en grandeur nature le potentiel de la sonde à étudier les signatures d’activités biologiques ou océanique sur les exoplanètes. Il faut pour cela étudier la lumière réfléchie par la planète (émise par l’étoile parente).

Les moyens actuels ne permettent pas ces détections directes, mais ces études valident la manière dont il faudra regarder ces nouveaux mondes, quand on pourra les voir directement !

Source NASA

mercredi 23 avril 2008

La « pleine » Terre depuis la Lune

On ne s’en lasse pas ! Les premiers clichés du couple Terre - Lune envoyés par la sonde Kaguya ne montraient pas la Terre dans sa totalité ; c’est aujourd’hui chose faite. L’agence spatiale japonaise (JAXA) vient de publier ce cliché de la Terre vue entièrement (pleine) au dessus du limbe lunaire.

Ces clichés ont été pris au moment où le Soleil, la sonde, la Lune et la Terre étaient parfaitement alignés. Cette configuration ne se produit que deux fois par an.

Source JAXA