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mercredi 17 février 2010

Orion par Vista

Voici la célèbre nébuleuse d'Orion, M42 - NGC 1976, revisitée par le dernier télescope de l'ESO, Vista.

Cliquez pour agrandir !

Vista observe le ciel dans l'infra rouge, ce qui permet aux chercheurs d'étudier les objets habituellement cachés (dans le visible) par de vastes nuages de poussières ; ici essentiellement des étoiles. Les structures rouges de forme allongée trahissent les rayonnements émis par de jeunes étoiles à la vitesse de 700.000 km/h, venant percuter les nuages de gaz environnant.

Source ESO

mercredi 20 janvier 2010

La nébuleuse de la Patte de Chat

La nébuleuse de la Patte de Chat, NCG 6334, qui tire son nom des trois nuages ronds qui rappellent les coussinets d’un chat, est située à 5.500 années lumière dans la constellation du Scorpion, non loin du centre galactique. Elle a été découverte en 1837 depuis l’Afrique du Sud par John Herschel, fils du célèbre astronome William Herschel.

Cette nébuleuse est une pouponnière d’étoiles très prolifique, elle contient des dizaines de milliers d’étoiles, dont une quantité importante de jeunes étoiles massives, d’environs dix masses solaire. Leurs intenses rayonnements illuminent la nébuleuse en rouge, signature classique de l’hydrogène (en fait le vert et le bleu sont dispersés ou absorbés par les nuages de poussières situés entre la nébuleuse et la Terre).

Cliché pris par le télescope de 2.2 m de l’ESO à La Silla, Chili.

Source ESO

mercredi 16 décembre 2009

Amas stellaire dans le Grand Nuage de Magellan

Noël approche et Hubble n’attend pas pour livrer ses cadeaux ! Voici un cliché de la nébuleuse 30 Doradus au sein du Grand Nuage de Magellan, la plus grande des deux petites galaxies satellites de notre Voie Lactée. Sa proximité, 170 000 années lumière, permet à Hubble d’isoler chaque étoile de la région.


Cette nébuleuse est une véritable pouponnière d’étoiles, la plus active connue dans notre environnement « proche », plus prolifique que n’importe quelle région de notre Voie Lactée. Elle héberge en son centre un amas stellaire, R136, dont la majorité des étoiles sont des super-géantes titillant les 100 masses solaire ! Ces étoiles, qui vivent sur un rythme effréné, exploseront en supernovæ dans quelques millions d’années ; autant dire dans peu de temps à l’échelle cosmique.

Ce cliché, qui couvre un champ d’environs 100 années lumière, est issu de données collectées en ultra violet et visible et par la caméra WFC3. Le bleu met en évidence l’environnement surchauffé des super-géantes, le vert l’oxygène et le rouge l’hydrogène.

Source Hubble


mercredi 22 juillet 2009

La nébuleuse de l’Aigle

La nébuleuse de l’Aigle, M16, est située à 7.000 années lumières dans la constellation du Serpent. Elle a été découverte par l’astronome suisse Jean-Philippe de Chéseaux en 1746, et ajoutée au catalogue de Messier sous le N°16 en 1764.

La nébuleuse est une véritable pépinière d’étoiles, une région de gaz et de poussière où de jeunes étoiles en formation côtoient un amas ouvert d’étoiles très massives et très chaudes : NGC 6611 (dans le cou de l’aigle). Le puissant rayonnement de ces dernières sculpte la nébuleuse, et forme notamment les célèbres « Piliers de la Création », immortalisés par Hubble en 1995 (cliché ci-dessous).

Ce cliché, pris dans le visible par le télescope de 2.2 m de La Silla au Chili, couvre un champ équivalent à celui de la pleine Lune.

Source ESO

Les Piliers de la Création - Hubble 1995

mercredi 25 février 2009

La nébuleuse Hélix

La nébuleuse Hélix (ou de l’hélice), NGC 7293, est situé à 650 années lumière dans la constellation du Verseau. L’étoile à l’origine de la nébuleuse, de type solaire, a expulsé lors de son agonie ses couches externes dans l’espace et son cœur est aujourd’hui une naine blanche.

La nébuleuse se développe à 100 000 km/h et mesure environs 2 années lumière de diamètre, soit la moitié de la distance entre le Soleil et l’étoile la plus proche, Proxima du Centaure. Bien qu’elle soit très proche, sa faible luminosité ne nous permet pas de la voir à l’œil nu.



Source ESO

lundi 23 février 2009

La nébuleuse d’Orion en HD

Ce cliché d’Orion, M 42 – NGC 1976, est le plus fin jamais réalisé de la nébuleuse. Il combine les données de la caméra ACS d’Hubble et du télescope de 2.2 m de l’ESO.

Cliquez pour agrandir !

La nébuleuse d’Orion est située à 1 500 années lumière dans la constellation d’Orion. Cette image couvre un champ équivalent à celui de la pleine Lune, soit environs 13 années lumière à la distance de M 42.

Source Ciel des Hommes

jeudi 19 février 2009

La nébuleuse de l’Insecte

La nébuleuse de l’Insecte, parfois aussi appelée la nébuleuse de la Fourmi, NGC 6302, est une nébuleuse planétaire située à 4 000 années lumière dans la constellation du Scorpion ; un insecte dans le Scorpion, ça ne s’invente pas !
L’étoile agonisante à l’origine de la nébuleuse, non visible sur ce cliché, a une température de surface estimée à 250 000 °C ! A titre de comparaison, la température de la surface du Soleil est d’environs 6 000 °C.


Cliché pris dans le visible (filtres rouge, vert et bleu) avec le télescope danois de 1,5 m de l’observatoire de la Silla, au Chili.

L’image de la semaine @ ESO

jeudi 15 janvier 2009

La nébuleuse planétaire NGC 2818

La nébuleuse NGC 2818 est située à 10.000 années lumière dans la constellation australe de la Boussole. Elle est nichée à l’intérieur de l’amas d’étoiles ouvert NGC 2818A.

Version HD

Le terme « nébuleuse planétaire » n’a aucun rapport avec la présence de planète, c’est en fait un héritage historique. Les premiers astronomes qui les ont détecté leur ont donné ce nom car à faible résolution, elles ont l’aspect d’une planète : quasi circulaire avec un aspect nébuleux.
Une nébuleuse planétaire est en fait un nuage de matière expulsé par une étoile moyenne (moins de huit masses solaires) en fin de vie.

Deux heures de pose ont été nécessaires à Hubble pour capturer la nébuleuse, les 27 et 28 novembre 2008, avec la caméra à grand champ WFPC2. Le rouge correspond à l’émission de l’azote, le bleu de l’oxygène et le vert de l’hydrogène.

Source Hubble

lundi 12 janvier 2009

Le Trapèze d’Orion

La nébuleuse d’Orion (M42 – NGC 1976) est l'une des plus belles des nébuleuses visibles depuis la Terre. Sa popularité vient du fait qu’elle est très étendue et relativement proche, à 1.500 années lumière, dans la constellation d’Orion. Étrangement, alors qu’elle est parfois visible à l’œil nu (magnitude 4), elle n’a été découverte qu’au 17ème siècle.

Les astronomes de l’ESO ont pointé ici le télescope Danois de 1.5 m vers le centre de la nébuleuse, où l’on trouve le Trapèze, un groupe de quatre jeunes étoiles très brillantes et très chaudes qui rayonnent fortement sur la nébuleuse.

L’image de la semaine @ ESO

lundi 5 janvier 2009

La nébuleuse du Crayon

La nébuleuse du Crayon, NGC 2736, est localisée à 815 années lumière dans la constellation australe des Voiles. Elle a été créée par le souffle d’une supernova proche qui a explosé il y a 11.000 ans : l’onde de choc a illuminé le gaz environnant pour former cette nébuleuse colorée qui doit son nom à sa forme effilée.


Ce cliché est l’œuvre d’un astronome amateur, Ken Crawford, qui a braqué son télescope depuis l’Australie.

Source Ciel & Espace

lundi 29 décembre 2008

La nébuleuse de la Tarentule

Située dans le Grand Nuage de Magellan à 170.000 années lumière de la Terre, la nébuleuse de la Tarentule, NGC 2070, est une région d'intense formation stellaire quasiment visible à l'œil nu (magnitude 5).

Ce cliché est l’œuvre d’un astronome amateur, Ken Crawford, qui a braqué son télescope de 350mm vers la nébuleuse depuis l’Australie. 12 heures de pose ont été nécessaires pour obtenir pour ce résultat.

Source Ciel & Espace

vendredi 19 décembre 2008

Les nébuleuses des Haltères

Les nébuleuses des Haltères sont des bulles de gaz éjectés par deux étoiles de type solaire en fin de vie. Elles sont approximativement du même diamètre, environs une année lumière. Les deux clichés ci-dessous mis côte à côte couvrent approximativement le même champ.

A gauche, M27 (NGC 6853), la nébuleuse de l’Haltère, située à 1.200 années lumière dans la constellation du Petit Renard. Elle a été découverte par Charles Messier le 12 juillet 1764, qui l’inscrit dans son catalogue sous le N°27.

A droite, M76 (NGC 650 ou NGC 651 (1)), la nébuleuse de la petite Haltère, située à 3.000 années lumière dans la constellation de Persée. Elle a été découverte le 5 septembre 1780 par Pierre Méchain et fut intégrée au catalogue de son ami Charles Messier sous le N°76 le 21 octobre de la même année.

Sur les deux clichés, le rouge montre l’émission du souffre, le bleu de l’hydrogène et le vert de l’oxygène.

Source Ciel des Hommes

(1) Les deux dénominations sont valables car elle fut longtemps suspecté d’être une double nébuleuse

mardi 16 décembre 2008

NGC 2264, l’amas de l’Arbre de Noël et la nébuleuse du Cône

Découverte en 1785 par William Herschel, la nébuleuse du Cône est située à 2.600 années lumière dans la constellation de la Licorne et doit son nom à la formation conique visible ici dans la partie inférieure du cliché. Elle est associée à l’amas stellaire de l’Arbre de Noël (c’est d’actualité !) et la désignation NGC 2264 fait référence aux deux objets.

Version HD

Les jeunes étoiles de l’amas sont issues du nuage d’hydrogène moléculaire qui rayonne ici en rouge au contact des vents stellaires. Ces étoiles massives et très chaudes émettent d’intenses rayonnements qui déforment et sculptent la nébuleuse en créant ainsi de nouvelles générations d’étoiles (Ndr, les vents stellaires compressent les gaz qui s’effondrent sur eux même et amorcent les premières réactions de la formation des étoiles).

Ce cliché a été pris par le télescope de 2.20m Max Plank, installé à 2.400m d’altitude dans le désert de l’Atacama au Chili.

Source ESO

vendredi 7 novembre 2008

La nébuleuse du Crabe

La nébuleuse du Crabe, M1 (1), est le rémanent de la supernova SN 1054 (2) situé à environs 6.500 années lumière dans la constellation du Taureau. Elle s’étend sur approximativement 11 années lumière et se développe à la vitesse de 1.500 km/s.

Composition avec les données de Chandra (X) en bleu, Hubble (visible) en vert et bleu foncé, et Spitzer (infrarouge) en rouge – Version HD

L’ancien cœur stellaire résultant de l’explosion est un jeune pulsar qui tourne sur lui-même en 33 millisecondes (PSR B0531+21, le point blanc sur l’image ci-dessous). Chandra nous montre ici les particules que son immense champ magnétique éjecte à des vitesses dites relativistes, c'est-à-dire non négligeable par rapport à la vitesse de la lumière (au moins 10%, pour en savoir plus).

Source Chandra

(1) C’est le premier objet du catalogue de Messier, qu'il avait confondu avec la comète de Halley en 1774 (voir ici).

(2) L’explosion de l’étoile d’origine en supernova fut notée par de nombreux observateurs, notamment chinois, en 1054. Elle fut visible en plein jour pendant 23 jours !

vendredi 31 octobre 2008

La nébuleuse de la Tête de Sorcière

Cette nuit les sorcières sont de sortie non ? loool je vous propose donc pour ce soir la nébuleuse de la Tête de Sorcière, ou IC 2118. Elle est située à un peu moins de 1.000 années lumière (AL) dans la constellation d’Orion et fait partie de la famille des nébuleuses par réflexion (qui n'émettent pas de lumière mais réfléchissent celle des étoiles proches). Elle s'étend sur 50 AL et doit sa luminosité aux rayonnements de l'étoile supergéante bleue Rigel (Beta Orionis), qui est 55.000 fois plus lumineuse que le Soleil !

Malgré ce qu’on pourrait penser, sa couleur bleuâtre ne vient pas du fait que Rigel soit une supergéante bleue. En fait, les poussières et particules qui la constituent absorbent quasiment tout le rouge de la lumière visible, et réfléchissent principalement le bleu. Pour faire simple, c’est par le même phénomène que notre ciel est bleu en plein jour.

Source Ciel des Hommes

lundi 20 octobre 2008

NGC 6888, la nébuleuse du Croissant

La nébuleuse du Croissant évolue au cœur de la constellation du Cygne, à environs 5.000 années lumière de la Terre. Elle est une enveloppe de gaz et de matière éjectés par une étoile massive en fin de vie, visible ici au centre de la nébuleuse. L’étoile pourrait exploser en supernova d’un moment à l’autre.

Ce cliché est l’œuvre d’un astronome amateur, Völker Wendel, qui a braqué son télescope de 60cm vers la nébuleuse depuis la Crête.

Source Ciel & Espace

jeudi 2 octobre 2008

La pouponnière NGC 3324

C’est à l’occasion du dixième anniversaire du Hubble Heritage Project que les astronomes publient ce cliché de NGC 3324, une nébuleuse située à environs 7.200 années lumière dans la constellation de la Carène. Cette région est le siège d’intenses formations stellaires et évolue non loin d’Eta de la Carène, une des plus grosses étoiles de notre galaxie.

Version HD

Ce cliché est une composition de données prises en 2006 et en 2008 par deux instruments différents. Elle met en évidence l’hydrogène en vert, l’oxygène en bleu et le soufre en rouge.

Source Hubble

mercredi 2 juillet 2008

La nébuleuse NGC 3576

Située à 9.000 années lumière dans la constellation de la Carène, NGC 3576 est constituée de longs filaments rosés. Ils sont des nuages de matières qui sont soufflés par les étoiles massives environnantes dont la chaleur extrême allume littéralement l’hydrogène, qui apparaît alors dans le visible sous une teinte rosé.

Ce cliché est l’oeuvre d’un astronome amateur autrichien, Johannes Schedler, qui a braqué son télescope vers la nébuleuse depuis la Namibie.

Source Ciel & Espace

Souvenez-vous, elle fut observée par les VLT lors de leurs 10ème anniversaire.

samedi 14 juin 2008

La nébuleuse de la Lagune

Ce cliché de la nébuleuse de la Lagune, M8, est l'œuvre d'un astronome amateur équipé d'un télescope de 500mm.


M8 est situé à 5.200 années lumière dans la constellation du Sagittaire.

Source Ciel&Espace

jeudi 13 mars 2008

La nébuleuse d’Orion

Pour le plaisir, voici une région de la nébuleuse d’Orion (M42, NGC1976) prise par l’instrument Hawk-1 du VLT (Very Large Telescope, ESO Chili).

Ce cliché est une composition de trois expositions de 600s prises dans le proche infrarouge à 1,58, 2,12 et 2,17 µm, rendant respectivement en bleu vert et rouge.

Source ESO