Dans quelques semaines, l’agence spatiale Européenne, l'ESA, doit faire une première sélection des futures missions scientifiques pour l’échéance 2015-2025. (hé oui ça se prépare une mission spatiale !)
Une cinquantaine de proposition émanent des scientifiques européens. (Liste exhaustive ici)
Parmi elles, quatre sortent du lot :
Laplace
Direction Jupiter pour l’étude de sa magnétosphère et de l’un de ses mystérieux satellites : Europe. Deuxième lune de la géante après Io, Europe cache peut être un océan global sous sa croute gelée. Cette question taraude les scientifiques depuis les données des sondes Voyager et Galileo montrant une surface craquelée synonyme d’activité cryogénique (volcans avec éjection de glace d’eau). Un atterrisseur de surface est envisagé.

Jupiter avec l'ombre de Io - Par Cassini en 2000
Darwin
Sommes-nous seuls dans l’Univers ?
« Le défi lancé à Darwin, c’est d’observer depuis Paris la lumière d’un ver luisant placé juste à coté du phare de Marseille ! » s’enthousiaste A.Léger, de l’Institut d’Astrophysique Spatial (IAS, Orsay). Le but de cette mission composée de plusieurs satellites est de détecter directement des planètes semblables à la Terre et de faire la spectroscopie de leurs atmosphères afin d’y détecter d’éventuelles activités biologiques.

Vue d'artiste mission Darwin
Marco Polo
Quelques grammes d’astéroïde.
Cette mission a failli prendre le nom de Rolling Stone, vue que la cible est un caillou qui roule dans le système solaire : un astéroïde!
Mais la première liaison entre l’Europe et le Japon par le célèbre navigateur motiva le nom de cette mission, les japonais sont en effet les seuls à avoir posés un atterrisseur sur un astéroïde qui redécolla vers la Terre lors de la mission Hayabusa (qui ne reviendra certainement jamais pour cause de gyroscopes hs). Cette nouvelle mission de l’ESA devrait s’inspirer largement de l’expérience en la matière des japonais. Le but : ramener quelques grammes d’un astéroïde sur Terre.

vue d'artiste sonde Hayabusa
Xeus
Pour « X-Ray Evolving Universe Spectroscopy »
Le successeur d’XMM. Cette mission, qui travaillera comme son nom l’indique en X, scrutera les lumières les plus faibles de l’espace afin d’étudier l’Univers primordial : la naissance des premières galaxies, des premiers trous noirs etc… Etudier nos origines les plus lointaines pour résumer !

Vue d'artiste mission Xeus
Ces missions ne pourront se faire sans la collaboration internationale, comme la grande majorité des grandes missions actuelles difficilement supportables techniquement et financièrement dans des délais respectables par une seule agence. Les US, la Russie, le Canada, le Japon mais aussi la Chine et l’Inde devraient participer à celles-ci.
Source Ciel & Espace N°449 octobre 2007
Crédits (ENG) ESA Science & Technology / JPL NASA / JAXA