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lundi 26 mai 2008

La descente de Phoenix par MRO

Incroyable ! Ce cliché fera probablement date dans l’histoire de l’astronautique ! On y voit le lander Phoenix au bout de son parachute pendant sa descente vers le sol de la planète rouge, photographié par la caméra HiRISE embarquée sur MRO !!

On remarque même les liens entre le parachute et Phoenix !

C’est une première : une sonde spatiale qui filme l’arrivée d’une autre autour d’une planète autre que la Terre !

Au lieu de regarder vers le bas comme à son habitude, la sonde s’est tournée sur son axe et a été incliné à 62° pour saisir ce cliché, donnant donc une vue très oblique de Mars (on remarque le sol martien en arrière plan). Au moment de l’ouverture du parachute, Phoenix était à environs 12,6km d’altitude et évoluait à 1,7 fois la vitesse du son.

dimanche 27 avril 2008

Et de deux pour Galiléo

Le déploiement du système de positionnement par satellites Européen Galiléo avance bien. Le deuxième Galileo In-Orbit Validation Element, GIOVE-B, a été placé sur orbite à 23.200km par une fusée Soyouz, lancée du pas de tir de Baïkonour, au Kazakhstan.

Après Giove-B, la prochaine étape du programme Galiléo consistera à lancer quatre satellites opérationnels afin de valider d’ici 2010 le segment spatial de base de Galiléo et le segment sol associé. Une fois cette phase de validation en orbite (IOV) achevée, les autres satellites seront lancés et mis à poste, de façon à atteindre la capacité opérationnelle complète (FOC) constituée par une constellation de 30 satellites identiques.

Source ESA

La constellation Galiléo

vendredi 15 février 2008

Les US vont détruire leur satellite espion

Les Etats-Unis ont pris la décision de détruire par un tir de missile leur satellite espion incontrôlé. Ce choix a été pris devant le risque que représente ce satellite chargé d’éléments toxiques potentiellement très dangereux.

Cette décision s’inscrit également dans la volonté des US de régir devant la Chine, qui avait détruit un de ses anciens satellites météos par un tir de missile début 2007, générant des milliers de débris en orbite. Quelques semaines plus tard, la Nasa avait été contraint de modifier l’orbite d’un de ses satellites pour éviter ces débris …

Source 20minutes.fr

lundi 28 janvier 2008

Un satellite espion US hors de contrôle

Ce n’est pas encore la psychose, mais on n’en est pas loin. Le département de la défense US annonce qu’un de ses satellites espions va tomber sur Terre de manière complètement incontrôlée.

Lancé en décembre 2006, le satellite en question serait un satellite expérimental du National Reconnaissance Office (dixit The New York Times) dont les responsables de mission avouent avoir très vite perdu le contrôle. Placé sur une orbite basse, il aurait déjà perdu 20km d’altitude. Sa chute incontrôlée devrait survenir entre fin février et début mars. En clair, personne ne sait où va finir ce satellite de 4 tonnes.

Helios IIA - CNES

Chute potentiellement dangereuse

Même si il y a peu de risque qu’il tombe sur une zone habitée, 10% de la masse totale du satellite devrait quand même toucher le sol. Quant on connait les vitesses avec lesquelles les débris célestes tombent (plusieurs milliers de km/h), on peu craindre le pire si une boule de feu de 400kg fini en plein centre ville, ou sur des installations sensibles. Même infime, la probabilité n’est pas nulle.

D’après Christophe Bonnal, spécialiste des débris spatiaux au CNES, le carburant toxique (hydrazine) du satellite n’a aucune chance de toucher le sol : « le produit n’a aucune chance de survie dans l’atmosphère. Le réservoir fondra à coup sûr et le carburant s’enflammera » et se veut rassurant sur la présence potentielle de produit radio actif à bord : « La législation en vigueur interdit l’utilisation de moteurs nucléaires ».*

Simulation de l'entrée de l'ATV dans l'atmosphère

Mouais, sauf qu’avec un satellite espion, qui par définition n’existe pas, ou presque, on peut s’attendre à tout ! D’autant que l’engin contient du béryllium, métal léger et toxique, présent dans les instruments, qui peut entraîner des troubles respiratoires importantes.

La trajectoire de l’engin est suivie en permanence par les Etats-Unis qui veulent jouer la transparence (…), en demandant l’aide d’autres pays pour définir au mieux la zone d’impact du satellite hors de contrôle.

Le département de défense US reste avare en information (qui l’aurait cru ?), et l’option de le détruire avec un missile n’a pas été abordée.**

A suivre,

Source Ciel & Espace

Autre lien via OlivierSC

* Seule les sondes s’éloignant de la Terre sont alimentées par énergie atomique. Ca n’a pas toujours été le cas et aucune preuve ne peut montrer que certains satellites espions en orbite basse (gourmand en carburant pour des réajustements d’altitude plus fréquent qu’en orbite élevée) ne profitent pas de cette solution.

** Cette solution maîtrisée génère un autre risque : celui de créer des milliers de morceaux en orbite qui menaceraient les autres satellites … C’est peut être même là la raison de la perte totale de communication avec le satellite espion !

mercredi 24 octobre 2007

La Chine en route vers la Lune

Le Chine vient d’envoyer sa première sonde vers notre satellite naturel, Chang’e, ce mercredi à 12H05 TU propulsé par une fusée Longue Marche 3A.


Après avoir réussi à lancer des hommes dans l’espace, et surtout à ce qu’ils reviennent, la Chine marque une fois de plus sa volonté à devenir une réelle grande puissance spatiale à part entière.

Cette sonde qui se satellisera sur une orbite assez haute autour de la Lune, 200km, n’est pas équipée d’instruments redoutables au niveau performance.

Le but de ce tir est clairement de montrer au monde qu’il faudra compter avec la Chine dans la course à l’espace. Elle prévoit un rover de surface vers 2012 et pourquoi pas un jour la marque d’un pied Chinois dans la poussière lunaire.

Après la sonde Japonaise Kaguya lancée il y a quelques semaines, la future mission Indienne prévue pour 2008, les programmes Américains et Russes, il va y avoir du monde sur la Lune dans les quinze prochaines années !!

Source Ciel & Espace



lundi 8 octobre 2007

Les futures missions spatiales européennes

Dans quelques semaines, l’agence spatiale Européenne, l'ESA, doit faire une première sélection des futures missions scientifiques pour l’échéance 2015-2025. (hé oui ça se prépare une mission spatiale !)

Une cinquantaine de proposition émanent des scientifiques européens. (Liste exhaustive ici)

Parmi elles, quatre sortent du lot :

Laplace

Direction Jupiter pour l’étude de sa magnétosphère et de l’un de ses mystérieux satellites : Europe. Deuxième lune de la géante après Io, Europe cache peut être un océan global sous sa croute gelée. Cette question taraude les scientifiques depuis les données des sondes Voyager et Galileo montrant une surface craquelée synonyme d’activité cryogénique (volcans avec éjection de glace d’eau). Un atterrisseur de surface est envisagé.

Jupiter avec l'ombre de Io - Par Cassini en 2000

Darwin

Sommes-nous seuls dans l’Univers ?

« Le défi lancé à Darwin, c’est d’observer depuis Paris la lumière d’un ver luisant placé juste à coté du phare de Marseille ! » s’enthousiaste A.Léger, de l’Institut d’Astrophysique Spatial (IAS, Orsay). Le but de cette mission composée de plusieurs satellites est de détecter directement des planètes semblables à la Terre et de faire la spectroscopie de leurs atmosphères afin d’y détecter d’éventuelles activités biologiques.

Vue d'artiste mission Darwin

Marco Polo

Quelques grammes d’astéroïde.

Cette mission a failli prendre le nom de Rolling Stone, vue que la cible est un caillou qui roule dans le système solaire : un astéroïde!

Mais la première liaison entre l’Europe et le Japon par le célèbre navigateur motiva le nom de cette mission, les japonais sont en effet les seuls à avoir posés un atterrisseur sur un astéroïde qui redécolla vers la Terre lors de la mission Hayabusa (qui ne reviendra certainement jamais pour cause de gyroscopes hs). Cette nouvelle mission de l’ESA devrait s’inspirer largement de l’expérience en la matière des japonais. Le but : ramener quelques grammes d’un astéroïde sur Terre.

vue d'artiste sonde Hayabusa

Xeus

Pour « X-Ray Evolving Universe Spectroscopy »

Le successeur d’XMM. Cette mission, qui travaillera comme son nom l’indique en X, scrutera les lumières les plus faibles de l’espace afin d’étudier l’Univers primordial : la naissance des premières galaxies, des premiers trous noirs etc… Etudier nos origines les plus lointaines pour résumer !

Vue d'artiste mission Xeus

Ces missions ne pourront se faire sans la collaboration internationale, comme la grande majorité des grandes missions actuelles difficilement supportables techniquement et financièrement dans des délais respectables par une seule agence. Les US, la Russie, le Canada, le Japon mais aussi la Chine et l’Inde devraient participer à celles-ci.

Source Ciel & Espace N°449 octobre 2007

Crédits (ENG) ESA Science & Technology / JPL NASA / JAXA


mercredi 3 octobre 2007

50ème anniversaire de Spoutnik

Le 4 octobre 1957, à 22H28 locale, 19H28 TU, une fusée Zemiorka s’élança du sol soviétique depuis le célèbre pas de tir de Baïkonour avec dans sa coiffe le premier satellite artificiel de l’histoire : Spoutnik 1.

D’un diamètre de 58cm pour à peine 84kg, cette petite sphère en aluminium poli effectua 1400 orbites terrestres avant de se désintégrer dans les couches denses de l’atmosphère le 4 janvier 1958.

Spoutnik était équipé d’un émetteur radio et de quarte antennes, qui permirent à l’Humanité d’entendre le célèbre bip-bip venu de l’espace.

Le lancement de Spoutnik plaça l’Union Soviétique en pole position de la conquête spatiale naissante et de l’astronautique, et ce pendant une dizaine d’années.

Galvanisé par la réussite de Spoutnik, les Russes enchaînèrent les premières spatiales :

- 3 novembre 1957 : la chienne Laïka est le premier être vivant en orbite. (Décédée lors de la 3ème orbite).

- 18 octobre 1958 : premières photos de la face cachée de la Lune.

- 19 août 1960 : premiers êtres vivants à revenir de l’espace : deux chiennes, un lapin, des souris, des rats et même des mouches, une véritable arche de Noé !!

- 12 avril 1961 : le premier cosmonaute de l’histoire, Ioui Gagarine passa 108 minutes en orbite.

- 18 juin 1963 : première femme en orbite, Valentina Terechkova resta plus de 70H autour de la Terre.

- 18 mars 1965 : première sortie dans l’espace par Alekseï Leonov.

Il fallu attendre un certain 21 juillet 1969 et les premiers pas sur la Lune d’Armstrong et Aldrin pour stopper l’hégémonie soviétique de l’époque.

Que d’avancée parcourue depuis ces cinquante dernières années, entre notre connaissance globale de l’Univers, des planètes voisines, de notre étoile, et de notre propre planète.

Qu’en sera-t-il dans les cinq prochaines décennies ?

Après six promenades sur la Lune (programme Apollo), deux stations spatiales internationales (MIR et ISS) et une multitude de sondes évoluant dans le système solaire, de quoi serait fait l’avenir spatial ?

Colonies martiennes, ascenseur spatial (ci-dessous), tourisme extraterrestre, propulsion par anti matière … ?

Rendez-vous en 2057 !

Source : hors-série Ciel & Espace octobre 2007

jeudi 23 août 2007

Première photo de la Terre depuis l’Espace


Cette photo ne ressemble pas à grand-chose, et pourtant, c'est un document historique.

Bien avant les Spoutniks et autre Gemini, le 24 octobre 1946 les américains procédaient au premier tir d’un missile V2 (récupéré aux Nazis avec le concepteur) vers l’Espace et équipé d’un appareil photo.


Missile V2

Tiré depuis une base militaire du Nouveau Mexique, il atteint une altitude de 104km pendant quelques minutes avant de retomber sur Terre à la vitesse d’environs 600km/h. L’appareil photo fut évidement complètement détruit mais le film a pu être récupéré.


Golfe de Californie à 160km d'altitude en 1947


Environs 1.000 images de la Terre ont été effectuées entre 1946 et 1950 à bord de V2 plafonnant généralement à 160km d’altitude. Pendant que les militaires testaient les possibilités balistiques de ces missiles, les scientifiques étaient invités à installer à bord divers appareils de mesures.


Source Air&Space

samedi 4 août 2007

Lancement de Phoenix

Comme prévu, le landeur Phoenix de la NASA a été lancé ce 4 août par le lanceur de Boeing Delta2 à 9h26 TU depuis Cap Canaveral.

Il se posera sur la planète rouge en mai 2008 dans cette région :

Crédits NASA

samedi 24 février 2007

Prochainement en orbite


Ariane 5

Le lanceur européen Ariane 5 décollera de Kourou le 9 mars prochain avec à son bord un satellite de communications militaires (…) Skynet5 pour EADS et un satellite de télécommunications INSAT4B pour l’Indian Space Research.

Fenêtre de lancement le 9 mars entre 22H25 et 22H58 TU.


Crédit ESA. Source



Atlantis sur son pas de tir

La navette spatiale américaine Atlantis a été positionnée sur le pas de tir 39A jeudi dernier en vue d’un décollage mi mars vers l’ISS, la station spatiale internationale. Sa mission (STS117) de onze jours aura pour but: l’installation d’un nouveau segment de poudre sur la station, le repliement d’un panneau solaire, ainsi que le déploiement d’un autre panneau du côté tribord de la station orbitale.

La fin de la construction de l’ISS est directement lié au programme de la NASA qui compte mettre à la retraite ses navettes spatiales vers 2010 (aujourd’hui au nombre de 3 : Atlantis, Endeavour et Discovery, après la perte de Challenger qui explosa 73 secondes après le lancement en 1986 et Columbia qui se désintégra lors de la rentrée atmosphérique en 2003). Aujourd’hui la navette est indispensable pour envoyer à l’ISS les modules de tailles importantes. Les vaisseaux russes assurent les transports des membres d’équipages (Soyouz), les ravitaillements et les retours de déchets (Progress) en mode automatique.

Crédits NASA. Source


Un farani sur l’ISS

L'astronaute français de l'ESA Léopold Eyharts a été désigné pour accompagner le laboratoire européen Columbus vers l'ISS. Décollage avec Discovery lors de la mission STS122 en automne prochain, retour deux mois après avec Endeavour STS123.

Veinard :p

Crédit ESA. Source



jeudi 1 février 2007

Zenit explose sur Sea Launch

Le 30 janvier à 23H22 TU un lanceur Zenit explosa sur la plate forme de lancement Sea Launch, située sur l’équateur au sud d’Hawaii. Une seconde après la mise à feu, le lanceur s’arracha de son pas de tir de quelques mètres avant de retomber pour des raisons inconnues. Aucun blessé n’est à déplorer, au moment des décollages les occupants de la plate forme migrent vers un navire d’observation et de commande de tirs.

Le lanceur, de 60m de long et de 472 tonnes au décollage, hébergeait sans sa coiffe un satellite de télécommunication destiné à assurer la distribution de programmes TV pour un opérateur hollandais.