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jeudi 25 février 2010

Le Rafale futur lanceur de micro satellites ?

Le CNES et les agences spatiales allemande et espagnole ont pour projet d’utiliser le Rafale comme lanceur de petits satellites de 50 à 300kg. Le projet, nommé Aldébran, est en effet alléchant sur le plan opérationnel et économique : pas besoins de développer un lanceur, l’appareil est déjà opérationnel, comme les infrastructures au sol, et la mise en orbite basse se fera à un coût dérisoire comparé aux sommes astronomiques des lancements traditionnels.

Dassault Aviation, développeur du Rafale, planche sur deux scénarios : un lanceur « monocorps », capable d’envoyer des satellites de 50kg, et une configuration « tricorps » où le corps central hébergera un satellite de plus de 100kg, propulsé par deux fusées latérales alimentées au propergol solide.



Source Aeroplans

Merci Manu pour l’info ;o)

jeudi 18 février 2010

Incroyables images du lancement de SDO

Le 11 février, la NASA a lancé SDO, Solar Dynamics Observatory, destiné comme son nom l’indique à l’étude du Soleil. Nous ne parlerons pas de cette mission, mais de son lancement par une fusée Atlas V. Regardez bien à 1’50 au moment où la fusée passe le mur du son …



Incroyable ! Ces ondulations ont été créées par l’onde de choc traversant une couche dense de nuages chargés en cristaux de glace … wouaouuu !

Via BadAstronomy

lundi 20 juillet 2009

Il y a 40 ans, l’Homme marchait sur la Lune

L’information ne vous aura certainement pas échappé, elle tourne en boucle depuis quelques jours dans (tous) les médias, nous commémorons en ce moment le 40ème anniversaire des premiers pas de l’Homme à la surface de la Lune.


Nous sommes le 16 juillet 1969, il est 13h32 TU à Cap Canaveral en Floride. Une fusée Saturn V (voir ici) s’arrache du sol avec dans sa coiffe la mission Apollo 11 à destination de la Lune. A son bord, trois astronautes : Neil Armstrong (commandant), Edwin 'Buzz' Aldrin (pilote du module lunaire Eagle) et Michael Collins (pilote du module de commande). La puissance phénoménale de la fusée fait trembler le sol à tel point que les sismographes de New York enregistrent le décollage.

Quatre jours plus tard, le 20 juillet vers 20h TU, le module Eagle se pose sur la Lune dans Mare Tranquillitatis (la Mer de la Tranquillité) avec à son bord Armstrong et Aldrin, Collins étant resté dans le module de commande. Quelques heures plus tard, Armstrong pose le pied sur la Lune et foule le sol lunaire avec Aldrin pendant 2h30. Ils quittent la Lune le 21 juillet à 17h54 TU en embarquant avec eux 22 kg de roches. Après un retour sans encombre, Apollo 11 amerri dans le Pacifique le 24 juillet à 16h50 TU.

La américains continuèrent à aller sur la Lune jusqu’en 1972 et la mission Apollo 17. Ils ramenèrent au total 380 kg de roche (1), qui permirent notamment d’avancer la théorie la plus en vogue actuellement sur la formation de la Lune : elle serait née d’un impact entre la Terre et une planète de la taille de Mars.

Pourquoi n'y a t 'il plus de vol vers la Lune depuis 1972 ?

On peut déjà avancer l’aspect budgétaire, le programme Apollo a engouffré la modique somme de 25,4 milliards $ en 1969 (ce qui correspond à 135 milliards $ de 2006). A titre de comparaison, l’ISS, financée par plusieurs nations, a coûté environs 100 milliards de dollars sur une dizaine d’années. Ensuite, les retombés scientifiques restent somme toute modiques par rapport aux sommes engagées (en comparaison avec les missions planétaires automatiques). Enfin, les scissions au sein de la communauté scientifique de la Nasa et la limitation budgétaire engendrée par l’interminable guerre du Vietnam ont définitivement sonné le glas du programme Apollo.

Armstrong et Aldrin de retour au module de commande

Demain ?

La (re)conquête de la Lune est aujourd’hui au programme des agences spatiales américaine, chinoise, russe, et même japonaise et indienne, qui planchent ardemment sur de nouveaux programmes (2).

Les américains ont ressorti les vieux dossiers, leur programme de vol habité qui remplacera les navettes, Constellation, s’inspire largement du programme Apollo. Le vaisseau Orion pourra accueillir 4 à 6 astronautes (3 pour Apollo), sera réutilisable une dizaine de fois et reviendra sur terre comme Soyouz, et plus dans les océans comme Apollo. Parmi les deux lanceurs, on trouve Ares 5, dont la version lourde sera capable de placer en orbite terrestre 188 tonnes de charge utile (3) !! Enfin, le module lunaire, Altaïr, accueillera 4 astronautes dans 32 m³, contre 2 dans 6,5 m³ pour Apollo.

L’Homme devrait donc à nouveau fouler le sol lunaire à l’horizon 2020, pour cette fois y rester durablement en y installant des bases permanentes à l’horizon 2025-2030 (Ndr, d’après les estimations actuelles), avec comme objectif la préparation à une autre étape cruciale de l’aventure spatiale : le voyage vers Mars.

Sources : NASA / Wikipédia

(1) Ces roches sont encore étudiées de nos jours avec des technologies qui n’existaient pas à l’époque.

(2) Même si la collaboration internationale porte ses fruits pour l’ISS et certaines missions automatiques planétaires, nous n’en sommes (malheureusement) pas encore là pour les missions lunaires et chaque agence va visiblement développer son projet dans son coin. Il est cependant loin d’être évidement que les puissances concernés soient poussées par une volonté populaire semblable à celle qui existait dans les années 60-70.

(3) A titre de comparaison, la navette peut envoyer 25 à 30 tonnes en orbite, Ariane 5 20 tonnes et Saturn V 118 tonnes. Enfin, Ares 5 pourra placer 71 tonnes en orbite lunaire, contre 47 pour Saturn V.

mardi 24 février 2009

La NASA perd OCO

La NASA et Orbital Science Corporation ont annoncé aujourd’hui que la mise en orbite du satellite OCO a échoué. Le lanceur Taurus XL s’est bien arraché du sol depuis la base californienne de Vandenberg à 4h55 locale, mais sa coiffe ne s’est pas ouverte. Cette dernière protège le satellite lors de son voyage atmosphérique puis se sépare du dernier étage une fois l’ensemble dans l’espace.

OCO, pour Orbiting Carbon observatory, devait étudier le carbone dans l’atmosphère terrestre : les sources d’émissions, les régions où il est stocké, son cycle etc …

A priori, le satellite serait retombé à proximité de l'océan Arctique.

Sources NASAOrbital

mardi 17 février 2009

Collision en orbite

C’est un évènement aussi incroyable qu’incompréhensible qui s’est déroulé à 800 km d’altitude le 10 février dernier : deux satellites sont entrés en collision ! Et pas des moindres : un ancien satellite de télécommunications militaires russe Cosmos 2251 d’une tonne et le satellite Iridium 33 de 560 kg, du réseau de téléphonie satellite du même nom.

Vue d'artiste d'un satellite Iridium

Incroyable car la probabilité que deux satellites contrôlés entrent en collision est quasi nulle (Ndr, comme celle que deux sous-marins se percutent en plein milieu de l’Atlantique vous allez me dire ! lol) ; incompréhensible enfin parce que les russes et les américains maîtrisent normalement la trajectoire de leurs satellites, en activité ou non !

Résultat, l’impact a généré un nuage de débris composé d’environs 500 morceaux de plus de 10 cm, autant dire dangereux pour les autres satellites. L’ISS ne courrait aucun risque puisqu’elle évolue bien en dessous, à 350 km d’altitude. Il n’en est pas de même pour certains satellites d’observations de la Terre, et pour Hubble en orbite à 600 km.

Source Ciel & Espace

lundi 12 janvier 2009

La NASA sous contrat avec Space X et Orbital Space

Entre l’arrêt des navettes programmé pour 2010 (1) et la mise en exploitation d’Orion à l’horizon 2015 (voir ici), La NASA devra faire appel à la sous-traitance pour maintenir ses rotations avec l’ISS. Les astronautes prendront place à bord des vaisseaux russes Soyouz et le ravitaillement en fret sera assuré par les sociétés américaines privés Space X et Orbital Space, avec lesquelles la NASA vient de s’engager jusqu’au 31 décembre 2016.

Falcon 9 à Cap Canaveral

Space X avait placé avec succès sa fusée Falcon 1 sur orbite basse en septembre dernier (voir ici) et s’apprête aujourd’hui à lancer sa première Falcon 9 depuis Cap Canaveral (à une date non communiquée à ce jour). La version lourde de ce lanceur pourra atteindre l’ISS et son premier vol commercial est prévu pour décembre 2010. Quant à Orbital Space, elle lancera sa première fusée Taurus 2 pour le compte de la NASA en octobre 2011.

Vue d'artiste de Taurus 2

Sources Space X / Orbital Space / NASA

(1) : Cet arrêt n’est pas encore définitif et il n’est pas impossible que les navettes restent en exploitation jusqu’en 2012, voir 2015.

mardi 25 novembre 2008

Le programme spatial européen pour les 20 prochaines années

Le réseau coordinateur de la conquête spatiale européenne, Astronet, vient de présenter son programme spatial pour les vingt prochaines années. De belles missions en perspectives !

Au sol

La construction du European Extremly Large Telescope (E-ELT), un télescope géant de 42m de diamètre qui scrutera le ciel en visible et en infrarouge ; le réseau de radiotélescopes SKA, destiné à observer l’Univers en onde radio qui sera déployé à l’échelle d’un continent ; un télescope solaire de 4 mètres, installé aux Iles Canaries ; un réseau de télescopes optiques dédié à l’étude des rayons gamma émis par les trous noirs ou par d'autres sources très énergétiques ; un détecteur de neutrinos (ces particules subatomiques qui peuvent traverser la Terre de part en part et qui fournissent des informations sur les phénomènes les plus violents de l'Univers) de 1 km3 plongé en Méditerranée.

Les missions spatiales

La mission Lisa, destinée à l’étude des ondes gravitationnelles ; Xeus/IXO, un observatoire spatial en rayon X qui étudiera les galaxies, les amas de galaxies et les étoiles, avec une précision encore jamais atteinte ; Laplace ou Tandem, des missions planétaires à destination de Jupiter et Europe ou Saturne et Titan ; Euclid, pour percer les mystères de l’énergie noire ; Marco Polo, qui devrait rencontrer un astéroïde et en ramener un échantillon ; Plato qui se concentrera sur l’observation des exoplanètes par la méthode des transit ; Spica pour l’observation de l’Univers en infrarouge ; et Simbol-X, une mission de vol en formation pour l’observation des trous noirs.


« Pour que tous ces projets voient le jour, il faudra augmenter le budget de l'astronomie en Europe de 20 % » a reconnu le professeur Michael Bode, qui a dirigé la rédaction de la feuille de route (Ndr, le budget annuel spatial de l’Europe est d’environs 2 milliards d’euros ; à titre de comparaison, celui de la NASA pour 2009 dépasse les 20 milliards de dollars).

Sources Ciel&EspacePGJ Astronomie

Pour en savoir plus : ESAESOAstronet

mardi 28 octobre 2008

La NASA teste son futur véhicule lunaire

Si tout va bien, à l’horizon 2020, la NASA réinvestira la surface sélène. Les ingénieurs de l’agence travaillent activement sur le véhicule lunaire qu’utiliseront les astronautes, ici en phase de test en Arizona.

Ce véhicule sera pressurisé et permettra à deux astronautes de sillonner la surface de la Lune sur environs 900 km pendant une semaine. Et pour aller fouler le sol et collecter des échantillons, ils disposeront de scaphandres ingénieusement fixés sur la cabine.

Sources Ciel & Espace - NASA


mercredi 15 octobre 2008

Décollage d’une Saturn V en slow motion

La fusée Saturn V est la plus puissance fusée de l’histoire de l’astronautique qui ait été utilisé en opération. Elle a notamment porté entre 1967 et 1972 les missions lunaires Apollo et la construction de la première station spatiale Skylab. Voici une vidéo en slow motion (ça fait mieux que ralenti, lool) d'un décollage de Saturn V (sur 8 mins avec la musique qui va bien) :





Ses caractéristiques étourdissantes n’ont jamais été égalées : 110 m de hauteur, 3.038 tonnes (t) de masse totale, une poussée de 34 M Newton au décollage, soit ~ 3.400 t ou encore l’équivalent de la poussé d'une trentaine d'Airbus A-380 ! Ses cinq moteurs engloutissaient plus de quatre tonnes de mélange (carburant + comburant) par seconde ! Elle pouvait placer 118 t en orbite basse ou envoyer 47 t de charge utile vers la Lune. A titre de comparaison, la navette peut placer 30 t en orbite basse et Ariane5 20 t.

Lors des lancements, les premiers observateurs étaient placés à 6 km du pas de tir, car avec ses 3.6 millions de litres de mélange explosif, la fusée avait une capacité destructrice directe équivalente à une petite charge nucléaire . . . les capteurs sismiques de New-York se déclenchaient d'ailleurs régulièrement lors des lancements (depuis la Floride).

Jamais un lanceur Saturn V n’a perdu de charge utile, ce qui le place en tête des lanceurs les plus fiables avec 100% de réussite.

Vidéo via Bad Astronomy & pour en savoir plus Wikipédia

mardi 30 septembre 2008

Mission réussie pour le 1er lanceur spatial privé

La société américaine Space X a réalisé avec succès son premier lancement depuis l’atoll du Pacifique Kwajalein, le 28 septembre à 23h16 TU.

Après trois échecs consécutifs, Space X à réussi son pari. La fusée Falcon 1 à deux étages a placé une masse de 165kg sur une orbite elliptique de 500 x 700 km inclinée à 9.2°.

La société privé va tester en 2009 son nouveau lanceur à trois étages Falcon 9 capable d'envoyer 6 tonnes de charge utile en orbite basse (voir une mission habitée), et qui pourra donc rejoindre l'ISS en vue de l'arrêt des navettes en 2010.

Visualisez les vidéos du lancement, et bien d’autres ici.

Source Space X

Il va être intéressant de suivre l’évolution de cette société dans le domaine spatial, et de voir sa réactivité par rapport à l’inertie des agences spatiales gouvernementales.

lundi 29 septembre 2008

Retour sans encombre pour les taïkonautes

Comme prévu, le vaisseau Shenzhou 7 s’est posé dimanche à 9h37 TU au nord de la Chine en Mongolie intérieur avec un équipage en pleine forme.

La Chine devient donc officiellement le troisième pays à maîtriser les sorties dans l’espace après la Russie et les US.

Source PGJ Astronomie

Revenons un peu sur cette mission, et surtout sur son contexte.

Les objectifs des principaux acteurs de la conquête spatiale sont aujourd’hui bien différents.

Pour les US, la priorité est à la mise à la retraite de la navette (actuellement un des plus beaux outils technologiques, peut être avant-gardiste, peut sûre et ô combien prohibitif) et le développement de son successeur : Orion, le prochain programme de vol spatial habité de la NASA largement inspiré du programme Apollo dont l’objectif est clairement affiché : l’Homme reposera bientôt le pied sur la Lune.

Les russes, qui maitrisent mieux que quiconque les vols de longues durées, assurent dans une grande proportion les rotations d’astronautes et de fret vers l’ISS avec l’infatigable lanceur Soyouz (le plus fiable jamais conçu) et exécutent de nombreuses expériences physiques et organiques (sub)orbitales.

En plus d’une participation importante au développement de l’ISS avec notamment l'ATV et Colombus, les européens se concentrent sur la mise en orbite de systèmes d’études et d’applications terrestres avec comme vecteur Ariane 5 : observations océaniques & simulations météos ; mise en place de réseaux de sécurité active dans les domaines maritimes, aéronautiques et terrestres ; suivi de la faune etc etc

Le pouvoir chinois a aujourd’hui besoins de héros. Ce vol n’avait pour but que de vouloir créer une cohésion populaire derrière la conquête spatiale que les russes et américains ont (très bien) connu dans les années 60. Je n’épiloguerai pas sur le probable aboutissement de cette volonté populaire, mais techniquement ce vol ne présente rien d’extraordinaire : la combinaison employée est une copie quasi conforme du modèle russe, les chinois maîtrisent déjà la balistique spatiale proche (plutôt bien d’ailleurs) et leurs finances actuelles leurs permettent ce genre d’exploit.

samedi 27 septembre 2008

Sortie dans l'espace réussie pour la Chine

Ils l’ont fait ! Comme prévu, Zhai Zhigang a effectué une sortie extra véhiculaire et devient ainsi le premier chinois de l’histoire à évoluer en scaphandre dans le vide spatial. Initialement prévue pour durer 40 minutes, le taïkonaute est resté 15 minutes solidement amarré au vaisseau Shenzhou 7 et déclara : "je salue d'ici le peuple chinois et le peuple du monde entier".

Retour sur Terre prévu dimanche avec un atterrissage dans les étendues désertiques de Mongolie.

Source Ciel&Espace

jeudi 25 septembre 2008

Trois taïkonautes en orbite

La Chine continu d’avancer à grand pas dans la conquête spatiale en entrant dans la cours « des grands ». C’est aujourd’hui à 13h10 TU qu’une fusée Longue Marche 2F s’est arrachée du sol chinois avec à son bord trois taïkonautes (astronautes chinois) installés dans le vaisseau Shenzhou 7.

Pendant cette mission de 68h, une sortie extra véhiculaire de 40 minutes est prévue. Si elle réussie (Ndr, espérons le !), la Chine entrera dans le cercle très fermé des puissances spatiales maitrisant les sorties dans l’espace, après les russes et les américains.

A suivre prochainement pour les clichés !

Source Ciel&Espace

Ndr, à noter que la Chine ne participe et ne participera vraisemblablement pas à la Station Spatiale Internationale (ISS) et devrait développer sa propre station !

mardi 26 août 2008

La NASA teste ses parachutes

Et visiblement ils ont bien fait ! Les navettes spatiales partiront à la retraite en 2010 et la NASA planche ardemment sur Orion, un véhicule spatial habité largement inspiré du programme Apollo.

Le 31 juillet, un C- 17 a largué la capsule de rentrée atmosphérique d’Orion à 25.000 pieds pour tester le fonctionnement des parachutes, le résultat en vidéo :





A revoir !

Source Tomsastroblog

vendredi 22 août 2008

GOCE bientôt en orbite

L’ESA s’apprête à lancer le satellite GOCE, un bijou de technologie dont la principale mission sera d’établir la cartographie de la gravité terrestre avec une précision jamais atteinte.

Version HD

Malgré ce qu’on pourrait penser, la Terre n’est pas ellipsoïdale et encore moins sphérique. Sa surface est irrégulière et certaines régions sont plus « hautes » que d’autres. Il est donc nécessaire d’utiliser une référence moyenne que l’on appelle le géoïde. Cette référence permet par exemple de mieux apprécier les variations du niveau des océans, de mieux comprendre la circulation océanique et la dynamique des calottes glacières.

1: Océan - 2: Ellipsoïde - 3: Déformation locale - 4: Continent - 5: Géoïde

Cette référence est également utiliser dans la vie de tous les jours par nos GPS, dont la référence géodésique est indispensable pour calculer une position précise (Ndr, si vous utiliser les GPS, WGS84 doit vous rappelez quelque chose : c’est le format géodésique standard).

GOCE pointera également les anomalies gravitationnelles qui renseigneront les scientifiques sur la structure interne de la Terre.

Le lancement est programmé le 10 septembre prochain par une fusée russe Rockot. GOCE sera injecté à 260 km d’altitude (Ndr, par comparaison l’ISS évolue vers les 400km), ce qui signifie qu’il sera perturbé par les très hautes couches atmosphériques. Pour compenser la faible mais réelle traînée atmosphérique qu'il subira, GOCE à une forme de flèche et sera propulser par de petits moteurs ioniques.

Source ESA

Illustrations Wikipédia

lundi 21 juillet 2008

Un petit pas pour l’Homme . . .

Vous connaissez la suite : « . . . mais un bon de géant pour l’Humanité ». C’était il y a 39 ans, jour pour jour, le 21 juillet 1969, Neil Amstrong posait le pied sur la Lune. Il fut suivi de près par Buzz Aldrin, tandis que Michael Collins resta en orbite lunaire dans le module de commande ; tâche ingrate mais ô combien indispensable pour la réussite de la mission.

Pour l’anecdote, le même jour, la sonde russe Luna 15 s’est crashée à la surface de la Lune après 52 rotations autour de celle-ci. On avait beau être au cœur de la Guerre Froide, ne cherchez aucun lien !

lundi 26 mai 2008

La descente de Phoenix par MRO

Incroyable ! Ce cliché fera probablement date dans l’histoire de l’astronautique ! On y voit le lander Phoenix au bout de son parachute pendant sa descente vers le sol de la planète rouge, photographié par la caméra HiRISE embarquée sur MRO !!

On remarque même les liens entre le parachute et Phoenix !

C’est une première : une sonde spatiale qui filme l’arrivée d’une autre autour d’une planète autre que la Terre !

Au lieu de regarder vers le bas comme à son habitude, la sonde s’est tournée sur son axe et a été incliné à 62° pour saisir ce cliché, donnant donc une vue très oblique de Mars (on remarque le sol martien en arrière plan). Au moment de l’ouverture du parachute, Phoenix était à environs 12,6km d’altitude et évoluait à 1,7 fois la vitesse du son.

dimanche 27 avril 2008

Et de deux pour Galiléo

Le déploiement du système de positionnement par satellites Européen Galiléo avance bien. Le deuxième Galileo In-Orbit Validation Element, GIOVE-B, a été placé sur orbite à 23.200km par une fusée Soyouz, lancée du pas de tir de Baïkonour, au Kazakhstan.

Après Giove-B, la prochaine étape du programme Galiléo consistera à lancer quatre satellites opérationnels afin de valider d’ici 2010 le segment spatial de base de Galiléo et le segment sol associé. Une fois cette phase de validation en orbite (IOV) achevée, les autres satellites seront lancés et mis à poste, de façon à atteindre la capacité opérationnelle complète (FOC) constituée par une constellation de 30 satellites identiques.

Source ESA

La constellation Galiléo

vendredi 15 février 2008

Les US vont détruire leur satellite espion

Les Etats-Unis ont pris la décision de détruire par un tir de missile leur satellite espion incontrôlé. Ce choix a été pris devant le risque que représente ce satellite chargé d’éléments toxiques potentiellement très dangereux.

Cette décision s’inscrit également dans la volonté des US de régir devant la Chine, qui avait détruit un de ses anciens satellites météos par un tir de missile début 2007, générant des milliers de débris en orbite. Quelques semaines plus tard, la Nasa avait été contraint de modifier l’orbite d’un de ses satellites pour éviter ces débris …

Source 20minutes.fr

lundi 28 janvier 2008

Un satellite espion US hors de contrôle

Ce n’est pas encore la psychose, mais on n’en est pas loin. Le département de la défense US annonce qu’un de ses satellites espions va tomber sur Terre de manière complètement incontrôlée.

Lancé en décembre 2006, le satellite en question serait un satellite expérimental du National Reconnaissance Office (dixit The New York Times) dont les responsables de mission avouent avoir très vite perdu le contrôle. Placé sur une orbite basse, il aurait déjà perdu 20km d’altitude. Sa chute incontrôlée devrait survenir entre fin février et début mars. En clair, personne ne sait où va finir ce satellite de 4 tonnes.

Helios IIA - CNES

Chute potentiellement dangereuse

Même si il y a peu de risque qu’il tombe sur une zone habitée, 10% de la masse totale du satellite devrait quand même toucher le sol. Quant on connait les vitesses avec lesquelles les débris célestes tombent (plusieurs milliers de km/h), on peu craindre le pire si une boule de feu de 400kg fini en plein centre ville, ou sur des installations sensibles. Même infime, la probabilité n’est pas nulle.

D’après Christophe Bonnal, spécialiste des débris spatiaux au CNES, le carburant toxique (hydrazine) du satellite n’a aucune chance de toucher le sol : « le produit n’a aucune chance de survie dans l’atmosphère. Le réservoir fondra à coup sûr et le carburant s’enflammera » et se veut rassurant sur la présence potentielle de produit radio actif à bord : « La législation en vigueur interdit l’utilisation de moteurs nucléaires ».*

Simulation de l'entrée de l'ATV dans l'atmosphère

Mouais, sauf qu’avec un satellite espion, qui par définition n’existe pas, ou presque, on peut s’attendre à tout ! D’autant que l’engin contient du béryllium, métal léger et toxique, présent dans les instruments, qui peut entraîner des troubles respiratoires importantes.

La trajectoire de l’engin est suivie en permanence par les Etats-Unis qui veulent jouer la transparence (…), en demandant l’aide d’autres pays pour définir au mieux la zone d’impact du satellite hors de contrôle.

Le département de défense US reste avare en information (qui l’aurait cru ?), et l’option de le détruire avec un missile n’a pas été abordée.**

A suivre,

Source Ciel & Espace

Autre lien via OlivierSC

* Seule les sondes s’éloignant de la Terre sont alimentées par énergie atomique. Ca n’a pas toujours été le cas et aucune preuve ne peut montrer que certains satellites espions en orbite basse (gourmand en carburant pour des réajustements d’altitude plus fréquent qu’en orbite élevée) ne profitent pas de cette solution.

** Cette solution maîtrisée génère un autre risque : celui de créer des milliers de morceaux en orbite qui menaceraient les autres satellites … C’est peut être même là la raison de la perte totale de communication avec le satellite espion !