lundi 26 mai 2008

Crash d’un 747 cargo à Bruxelles

Le décollage et l’atterrissage sont les deux phases de vols critiques pour tout engins qui quittent le sol, plus de 90% des accidents surviennent pendant celles-ci.

A 13H30 local hier dimanche à Bruxelles, un 747- 209F cargo de la compagnie américaine Kalitta s’est crashé lors de son décollage vers Bahreïn.

Pour des raisons encore inconnues, l’avion chargé de 74 tonnes de fret est sorti de la piste pour s’immobiliser à une centaine de mètres d’une voie ferrée et d’une zone d’habitation . . .

On a frôlé la catastrophe. Il s’est brisé en deux sous le choc et n’a pas pris feu, les cinq membres d’équipage sont indemnes.

Source Airliners.net

Retour sur Terre un peu brutal dans l’enchaînement des billets, je vous l’accorde !

Désert de Sel en Bolivie

Voici « Salar de Uyuni », le plus grand désert de sel à la surface de la Terre qui occupe 10.852km² du sud-ouest de la Bolivie, au bord de la Cordillère des Andes.

Il y a environs 40.000 ans, cette région faisait partie d’un vaste lac préhistorique qui s’est petit à petit asséché, formant deux déserts de sable, le plus grand « Salar de Uyuni » et le « Salar de Coipasa » d'une surface de 2.218km² au nord ouest du premier, ainsi que deux lacs visibles en vert : les lacs Poopo et Uru Uru. Le premier est le plus grand lac du pays et couvre en moyenne 1.000km².

Cliché pris par Envisat le 7 mai avec une résolution de 300m par pixel.

Version HD

Source ESA

43ème survol de Titan par Cassini

On quitte quelques temps la planète rouge pour profiter du dernier survol de Titan par Cassini, qui nous propose deux clichés de la région de Xanadu.

Tectonique

On distingue sur celui-ci trois crêtes parallèles orientées est-ouest. Celles-ci s’élèvent à quelques centaines de mètres et sont probablement le fruit d’une ancienne activité tectonique à la surface de Titan, bien différente de celle connue sur Terre : ces crêtes sont certainement le fruit d’une tension (ndr, compression) nord-sud de la croûte de surface (la ligne pointillée blanche est générée par un signal parasite).

Cratères d’impacts

Voici une comparaison de deux cratères d’impacts : à gauche, un cratère de 120km de diamètre découvert lors du dernier survol et qui n’a pas encore été baptisé ; à droite un cratère de 80 km de diamètre repéré en 2005 et nommé Sinlap.

Ce nouveau cratère n’est que le 4ème repéré comme provenant d'un impact. Comparé à d’autre lunes ou planètes du système solaire, Titan est très pauvre en cratère de ce type. Cette caractéristique vient du fait que les météorites n’atteignent quasiment jamais le sol de la lune à cause de la forte densité de son atmosphère, et l’activité de surface ajoutée à l’érosion permanente les effacent petit à petit. L'étude des éjectas (retombée de matière après l'impact) montre que ce dernier seraient plus âgé que Sinlap.

Prochain survol de Titan par Cassini le 28 mai.

Source NASA/JPL

La descente de Phoenix par MRO

Incroyable ! Ce cliché fera probablement date dans l’histoire de l’astronautique ! On y voit le lander Phoenix au bout de son parachute pendant sa descente vers le sol de la planète rouge, photographié par la caméra HiRISE embarquée sur MRO !!

On remarque même les liens entre le parachute et Phoenix !

C’est une première : une sonde spatiale qui filme l’arrivée d’une autre autour d’une planète autre que la Terre !

Au lieu de regarder vers le bas comme à son habitude, la sonde s’est tournée sur son axe et a été incliné à 62° pour saisir ce cliché, donnant donc une vue très oblique de Mars (on remarque le sol martien en arrière plan). Au moment de l’ouverture du parachute, Phoenix était à environs 12,6km d’altitude et évoluait à 1,7 fois la vitesse du son.

dimanche 25 mai 2008

Premières images de Mars par Phoenix

Arrivée sans encombre pour Phoenix qui nous offre déjà ses premiers clichés en direct de Mars !





Avez-vous suivi l'atterrissage ? Moi oui ;o) et les dernière centaines de mètres étaient vraiment excitantes !

Source NASA/Phoenix

vendredi 23 mai 2008

Vivez en direct l’arrivée de Phoenix sur Mars

Branchez-vous sur la chaine NASA TV ce dimanche 25 à 22H00 TU (12H Polynésie :p minuit en France) pour suivre en direct l’arrivée du landeur Phoenix sur Mars !

En direct du centre de contrôle, car à la distance actuelle de Mars, les signaux radios mettent environs 15 minutes et 20 secondes pour parvenir sur Terre. La descente atmosphérique est la phase la plus critique du voyage vers le sol de la planète rouge, rappelons que seulement 45% des missions l’ont franchi avec succès.

Phoenix bénéficiera d’un support jamais fourni pour une arrivée sur Mars, il sera en effet suivi par les sondes MarsExpress (ESA), MRO et Mars Odyssey (NASA), qui relaieront notamment les données acquises pendant la descente.

Le + indique la position de chaque sonde au moment de la rentrée atmosphérique de Phoenix, le X leur position au moment de l’atterrissage.

Le lander doit entrer dans l’atmosphère martienne à 23H46 pour se poser sur la planète rouge à 23H53. Il devrait transmettre ses premières images vers 00H30 le lundi 26 et vers 18H00, la sonde MRO devrait nous fournir la première image du lander via la caméra HiRISE! Du jamais vu !

A ne pas louper !

Sources NASA/Phoenix - Planetary Society


jeudi 22 mai 2008

Une étoile explose en direct !

Les étoiles massives meurent en supernovae, ces explosions cataclysmiques parfois plus brillante qu’une galaxie toute entière. Habituellement, les astronomes observent ce que l’on dénomme le rémanent de la supernova : la bulle de matière éjectée dans l’espace par l’explosion.

La nébuleuse du Crabe, rémanent de la supernova de 1054

Le 9 janvier dernier, des chercheurs de l’université de Princeton étaient en train d’observer la galaxie NGC2770 en utilisant le télescope spatiale Swift lorsqu’ils détectèrent un sursaut de rayon X qui ne dura pas plus de 5 minutes : une étoile massive venait d’exploser « sous leurs yeux » !

L’image ci-dessus nous montre la supernova SN2007uy dans NGC2770 au moment de l’explosion de SN2008D. On voit nettement l’émission en rayon X dans le cliché de gauche, mais rien dans le cliché de droite en visible.

Quelques jours plus tard, SN2008D apparaît dans le visible :

A bon endroit au bon moment

La bouffée de rayon X provient de l’onde de choc déclenché par l’effondrement du cœur de l’étoile sur lui-même. Pendant des décennies, les astronomes ont rêvé de voir ce phénomène en direct, c’est aujourd’hui chose faite ! C’est une véritable aubaine pour les astronomes et astrophysiciens qui vont pouvoir observer en permanence l’évolution de cette explosion stellaire.

Il y a fort à parier que nos connaissances sur l’explosion des étoiles massives feront d’énormes progrès dans un futur proche !

Source NASA/Swift

NGC2770 : 3 supernovae dans la même galaxie ! Source

Une troisème tache rouge sur Jupiter

La grande tache rouge de Jupiter est connue depuis quelques centaines d’années (ndr, les différentes sources ne donnent pas la même date de découverte). Elle est en fait une gigantesque tempête anticyclonique dont les vents atteignent les 600km/h. En 2006, une nouvelle tache rouge plus petite est apparue dans la même zone de l’hémisphère sud de la géante.

Le télescope spatial Hubble a observé les 9 et 10 mai dernier l’apparition d’une nouvelle petite tache rouge, qui était initialement une tempête ovale de couleur blanche. En observant Jupiter dans le proche infrarouge, Les télescopes hawaiien de 10m Keck ont confirmé qu’elle se situe à la même hauteur que ses sœurs, soit à environs 8km au dessus des « nuages » de Jupiter.

Si ces tempêtes conservent leurs trajectoires actuelles, la petite dernière sera absorbée ou déplacée par la plus grande. Quant à la moyenne découverte en 2006, n’étant pas sur la même latitude que les deux autres, elle devrait passer en dessous de la plus grande pendant le mois de juin.

Projection cylindrique par Hubble

Les chercheurs pensent que les gaz joviens (essentiellement du méthane) sont aspirés en altitude par ces tempêtes et virent vers le rouge au contact de la lumière du Soleil, via un processus chimique aujourd’hui inconnu.

Ces observations confortent une idée émise en 2004, selon laquelle Jupiter connaîtra une phase de changements climatiques globaux à partir de 2006, entraînant une augmentation de la température de l'hémisphère sud et ayant pour conséquence l’apparition de violentes tempêtes de couleur rouge.

Source HubbleSite


Les dessous de la calotte polaire martienne

Les derniers relevés de la sonde MRO sur la calotte polaire (nord) martienne montrent que la lithosphère de Mars est plus dense et froide qu’on ne le pensait.

L’image du radar SHARAD nous dévoile quatre couches de glace, de sable et de poussières séparés par des couches de glaces quasiment pures. La topographie de surface a été établie par Mars Global Surveyor (les zones les plus élevées sont en blanc et rouge, les plus basses en vert et jaune).

Selon les scientifiques, chaque épaisseurs représentent un cycle d’environs 1 million d’années qui révèlent les changements climatiques passées de la planète rouge. La calotte polaire a donc environs 4 millions d’années et mesure 2km d’épaisseur, ce qui est compatible avec les modèles précédemment avancés.

La surprise vient de la frontière entre la calotte et la surface de Mars, qui est relativement plate (sur la droite du cliché radar). Cela implique que la surface ne s’est pas affaissée sous le poids de la calotte glacière et indique donc que la lithosphère est plus dense et froide que prévue. Conséquence, la température n’augmenterait pas rapidement vers les profondeurs de la planète rouge.

Cela signifie que si de l’eau à l’état liquide est présente sous la surface de Mars, on la trouvera bien plus profondément qu’initialement envisagé.

Léger bémol pour Phoenix qui doit se poser le 25 mai sur Mars et dont une des missions est de percer le sol à la recherche d’environnements humides susceptibles d’abriter des traces de vie.

En clair, d’après MRO, la présence potentielle d’eau liquide dans le sous-sol martien sera hors de portée de Phoenix !

Source NASA/MRO

A quand une mission pour percer la calotte ?!

lundi 19 mai 2008

Discovery sur son pas de tir

La navette spatiale Discovery est positionnée sur son pas de tir en vue d’un décollage vers l’ISS programmé pour le 31 mai.

La mission STS-124 complètera et terminera l’installation du laboratoire japonais Kibo.

Source NASA/Shuttle

La prochaine mission STS-125 sera assurée par Atlantis et, pour une fois, ne se rendra pas vers l’ISS mais vers le télescope spatiale Hubble. Ce sera la dernière mission de maintenance pour le célèbre télescope avant sa mise à la retraite et le lancement de son successeur, le James Webb Telescope, prévu pour 2013. Cette mission est particulière car elle nécessite qu’une autre navette (Endeavour ?) soit prête à décoller en urgence dans le cas d’un grave problème avec Atlantis.

Ruban d’étoiles

NGC 5907 est une galaxie spirale analogue à la Voie Lactée et située à 40 millions d’années lumière dans la constellation du Dragon. Sa forme très effilée et son inclinaison par rapport à la Terre lui ont valu le surnom de « lame de couteau ».

Un astronome amateur américain vient de publier ce cliché sur lequel on distingue une spirale autour de la galaxie, qui est le reste d’une galaxie naine disloquée par les forces de marées gravitationnelles de NGC 5907. Ces débris forment un véritable ruban d’étoiles autour de la spirale.

Pour produite cette composition, l’astronome amateur a utilisé une photo de 2006 sur laquelle il a superposé un cliché plus récent et bénéficiant d’une pose plus longue. Son image a été utilisée par des astronomes professionnels de l’Institut d’astrophysique des Canaries dans le cadre d’une publication sur l’absence de galaxie naine autour des spirales !

Vortex Saturniens

Pour le plaisir, voici l’hémisphère nord de Saturne vu par Cassini sur lequel on distingue trois vortex. Par comparaison, la distance entre les deux les plus éloignés est équivalente à la distance entre Londres et Moscou.

Cliché pris le 17 avril dans l’infrarouge (centré à 939nm) à 1.4 millions de km de Saturne avec une résolution de 52km par pixel.

Source NASA/JPL

vendredi 16 mai 2008

Du plancton vu de l’espace

Voici les côtes nord de l’Ecosse, bordées à l’est par la Mer du Nord. La longue traînée qui s’étend au large est du phytoplancton : du plancton végétal (le zooplancton est le plancton animal).

Le phytoplancton est la forme de vie la plus répandue dans les océans et est toujours présent à la surface. La couleur tirant sur le vert provient de la chlorophylle du plancton qui permet, via des capteurs dédiés, sa détection depuis l’espace. A l'image de la végétation terrestre, le phytoplancton capte le CO2 qu'il stock dans ses tissus, jouant ainsi un rôle important dans l'évolution climatique à l'échelle globale.

Cliché pris le 7 mai 2008 par Envisat avec une résolution de 300m par pixel.

Source ESA

Mamers Valles

Mamers Valles est une longue et sinueuse vallée martienne qui s’étend sur près de 1.000km. Mars Express y a photographié une étonnante formation circulaire. Elle mesure 30km de diamètre pour environs 1.400 m de profondeur.

On distingue aisément des traces d’écoulement qui proviennent probablement de matériaux composés essentiellement de glace d’eau, qui marquent le sol à la manière des glaciers terrestres. La zone noire concentre probablement les restes de ces matériaux.

Ces Clichés ont été pris le 5 août 2006, le premier est centré par 39°N et 17°E avec une résolution d’environs 14m par pixel.

Versions HD ici.

Source ESA/MarsExpress

Données altimétriques

Contexte

jeudi 15 mai 2008

Hubble rapproche les Antennes de la Terre

Les galaxies des Antennes, NGC 4038 et NGC 4039, sont parmi les plus proches et les plus impressionnantes galaxies en collision. Elles se sont rencontrées il y a quelques centaines de millions d’années et sont nommées ainsi à cause de la forme des deux bras de marée gravitationnelle qui font penser aux antennes d’un insecte. Notre galaxie, la Voie Lactée, connaîtra le même sort avec notre voisine Andromède (M31) dans environs deux milliards d’années.

On estimait leur distance à environs 65 millions d’années lumières de la Terre. Mais les derniers calculs des astronomes utilisant le télescope spatial Hubble montrent qu’elles seraient plus proches que prévu, à environs 45 millions d’années lumières. Ce réajustement de distance a été permis grâce à l’étude des étoiles de type géante rouge situées dans le bras qui s’étend vers le bas du cliché. Les caractéristiques lumineuses des géantes rouges sont très bien connues et celles-ci sont très souvent utilisées par les astronomes comme étalon pour les mesures de distance dans l’espace.

Même si 45 millions d’années lumière peut sembler gigantesque (une année lumière = 9 450 milliards de km), surtout par rapport au 8 minutes lumière qui nous sépare du Soleil, ces galaxies sont des voisines à l’échelle de l’Univers.

Source Hubble

mercredi 14 mai 2008

La Sardaigne

Avec une superficie de 24 090 km², la Sardaigne est la deuxième plus grande île de la mer Méditerranée après la Sicile. Elle est bordée par la Méditerranée à l’ouest et au sud, par la mer Tyrrhénienne à l’est et par le détroit de Bonifacio au nord. On distingue d’ailleurs très légèrement en haut du cliché la pointe sud de la Corse.

Cagliari, la capitale, est située au bord de la grande baie dans la partie sud de l’île.

Cliché pris le 5 mai dernier par la caméra MERIS d’Envisat avec une résolution de 300m par pixel.

Source ESA