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dimanche 1 février 2009

Vendée Globe : victoire de Michel Desjoyeaux

C’est aujourd’hui dimanche 1er février que Michel Desjoyeaux a coupé la ligne d’arrivée aux Sable d’Olonnes à 15H11 TU, après 84 jours, 3 heures et 9 minutes de mer. Il aura parcourus 28 303 milles la vitesse moyenne de 14 nœuds (!) et améliore ainsi de 3 jours 7 heures et 39 minutes l’ancien temps de référence établi par Vincent Riou en 2005.


Bilou navigue dans quille

Roland Jourdain est toujours 2ème à 1 324 milles des Sables et navigue actuellement sans quille ! Grave problème à mettre sur le compte de sa collision avec un cétacé au large du Brésil qui avait fragilisé la structure de Veolia. La marin peut faire route avec ses ballastes, qui accueillent environs 6 tonnes d’eau de mer, mais à allure réduite. En 3ème position, Armel Le Cleac’h reprend donc du terrain sur Jourdain qu’il talonne à 260 milles.

Foncia à 24H de l'arrivée

Le classement du reste de la flotte n’a pas évolué, Samantha Davies pointe à la 4ème place, toujours à proximité de Marc Guillemot 5ème. Brian Thompson, 6ème, décroche le 2ème meilleur temps de la remonté de l’Atlantique Sud. Dee Caffari est 7ème, Arnaud de Boissières 8ème, Steve White 9ème, Rich Wilson 10ème et les deux derniers dans le Pacifique Raphaël Dinelli 11ème et Norbert Sedlacek 12ème à 7 300 milles des Sables.

Source Vendée Globe

jeudi 22 janvier 2009

Vendée Globe : Desjoyeaux à 2.500 milles des Sables

Michel Desjoyeaux, aux commandes de la course depuis plus d’un mois, a franchi l’équateur il y a quelques jours et commence à contourner l’anticyclone des Açores par l’Ouest pour rejoindre Les Sables d’Olonne. Roland Jourdain est toujours en 2ème position à 517 milles du ‘Prof’.

Tous derrière et lui devant (lui ne galope pas mais plane ;o))

Mich’ Desj’ profite d’alizés soutenus et aligne des moyennes à 15 nœuds quand le reste de la flotte atteint péniblement 10 nœuds. La victoire se profile peu à peu mais attention, tant que l’étrave de Foncia n’a pas coupé la ligne, rien n’est joué.

Armel le Cleac’h pointe à la 3ème position à 1 000 milles suivi de Marc Guillemot à 1 987 milles et Samantha Davies à 2 048 milles. Ils ne sont plus que trois à naviguer dans le Pacifique : Rich Wilson, Raphaël Dinelli, et Norbert Sedlacek à 7 590 milles (14 050 km) de Desjoyeaux !

Vincent Riou classé

Le jury internationale chargé de statuer sur la situation de Vincent Riou qui avait démâté après le sauvetage de Jean Le Cam (voir ici), a rendu son verdict : le marin sera classé 3ème aexeco (place qu’il occupait au moment du sauvetage).

Source Vendée Globe

mercredi 7 janvier 2009

Vendée Globe : sauvetage et démâtage au Cap Horn

« J’étais au téléphone avec Vincent quand j’ai senti un truc, un choc bizarre sur le bateau. Je me suis tout de suite dit qu’il y avait un gros problème. Le bateau s’est couché et, peu de temps après, j’ai chaviré. » explique Jean Le Cam qui a pu être secouru par Vincent Riou à bord de PRB.


Pas question d’attendre les secours, Le Cam ne disposait que d’une faible réserve d’air à l’avant de son bateau. Il a pu s’en extraire (Ndr, via un hublot sur le tableau arrière spécialement conçu à cet effet) une fois qu’il était certain que PRB tournait à côté de lui ; dans une eau à 5°, même avec une combinaison de survie, pas question de se mettre « dans le bain » sans avoir la certitude que quelqu’un est là pour vous repêcher. Mais dans la manœuvre de récupération, le voilier de Vincent Riou a été endommagé, outrigger bâbord cassé (Ndr, les tubes qui tiennent le mât en jouant le rôle de barre de flèche).

Extrait :

« […] Là, j’étais sûr... Si tu sors et qu’il n’y a personne, ça devient dangereux. Tu n’as qu’un coup dans le barillet... Il y avait le gennaker en travers de la route, et je me trouvais dans mon igloo à l’avant du bateau. Je suis retourné derrière prendre un cordage. Avec Tabarly, j’avais déjà chaviré, donc je savais qu’il fallait pouvoir s’amarrer au safran. Si tu n’as pas de bout, t’es comme un con. [...] Plein de trucs sortaient du bateau et Vincent, qui les voyait sortir, s’est dit : « C’est l’heure de l’accouchement ». J’ai mis les pieds devant, et dans un mouvement de vague, je suis sorti. Là je l’ai vu…Un grand moment… Je monte sur le bateau. Je m’amarre au safran. Il y avait de la mer. Vincent a fait plusieurs passages et, à un moment, j’ai attrapé son bout. Comme les deux bateaux sont passés assez près, l’outrigger s’est cassé. Le mât de PRB s’est incliné de 30°. On a fait l’empannage de notre vie ! »


Les deux marins ont pu réparer avec les moyens du bord et faire route vers le canal de Beagle, où les attendait le voilier d’Isabelle Autissier, qui avait participé au Vendée Globe 1996-97. Malheureusement, 8 milles après le Horn, la réparation n’a pas tenue et PRB a démâté ! Les deux marins ne sont pas blessés et un remorqueur chilien est actuellement en route pour remorquer le bateau.
Coup dur pour Vincent Riou qui ne finira pas ce Vendée Globe ; mais qui aura sauvé la vie de Jean Le Cam, ce qui n’a évidement pas de prix.

Mich’ Desj’ à fond

Pendant ce temps là, Michel Desjoyeaux fait route vers l’équateur pied au plancher. Il aligne des moyennes supérieures à 15 nœuds et distance peu à peu Roland Jourdain.


Avec tous ces rebondissements, Samantha Davies, qui effectue une course remarquable depuis le départ, se place aujourd’hui 4ème ! Rappelons que son bateau, Roxy, n’est autre que l’ancien PRB avec lequel Michel Desjoyeaux avait gagné le Vendée globe 200-2001 (Voir ici). Armel Le Cleac’h prend quant à lui la 3ème place et peut légitimement savourer son premier Horn, à 686 milles de Desjoyeaux.

Source Vendée Globe


lundi 5 janvier 2009

Vendée Globe : Desjoyeaux et Jourdain passent le Horn

Les deux leaders du Vendée Globe ont quitté le Pacifique en doublant le Cap Horn et naviguent actuellement en Atlantique Sud. Synonyme de dernière ligne droite, la remontée de l’Atlantique n’est pourtant pas de tout repos.

Il reste en effet 7.000 milles à parcourir jusqu’au Sables-d’Olonne, à travers trois systèmes météos (1) qui ne sont jamais facile à négocier dans ce sens (Sud-Nord). S’ajoute à cela la fatigue des marins et des bateaux qui sont en mer depuis 57 jours ; rien n’est joué donc et les cinq premiers peuvent encore prétendent au podium.

Abandons

La réparation que Jean Pierre Dick avait apporté à ses safrans n’a pas tenu et le marin niçois a du se résoudre à abandonner. Il fait actuellement route vers la Nouvelle-Zélande, après avoir hésité quelques jours à faire route vers la Polynésie (loupé ! grrr).

Même scénario pour Sébastien Josse, dont le bateau n’a pas résisté à un monumental départ à l’abattée (puis est resté quelques minutes avec plus de 100° de gîte). Il fait lui aussi route vers la NZ.

Jourdain (sur la première photo) est à 53 milles de Desjoyeaux, Le Cam pointe toujours à la 3ème place à 440 milles suivi de l’inséparable duo Riou – Le Cleac’h respectivement 4ème à 638 milles et 5ème à 648 milles. A la différence des « deux furieux de tête », les trois poursuivants ont préféré ménager leurs montures dans le Pacifique pour mieux attaquer pied au plancher une fois le Horn franchi ; du suspens en perspective !

Du temps pour Sam et Marc

Le jury international chargé d’étudier l’impact du changement de route de Samantha Davies et Marc Guillemot (pour porter assistance à Yann Eliès, voir ici) a rendu son verdict : Marc Guillemot est crédité de 82 heures et Samantha Davies de 32 heures. Bénéfice qui viendra se soustraire à leur temps réel en fin de course.

Source Vendée Globe

(1) l’anticyclone de St Hélène, le Pot au Noir et l’anticyclone des Açores

MISE A JOUR MARDI 6

Jean Le Cam a chaviré !! Il était à 200 milles du Cap Horn lorsqu'il a perdu son bulbe en bout de quille, qui fait office de lest (remarquez son absence sur la photo). Vincent Riou et Armel Le Cleac'h sont très vite arrivés sur zone, ainsi qu'un pétrolier de 270m contacté par le centre de secours. La marine chilienne a rapidement survolé la zone et après de longues heures d'inquiétude, le marin à pu donner signe de vie en sortant un drapeau par un passe coque, ouf ! L'opération de sauvetage sera organisée par la marine chilienne dans les heures à venir, via un remorquer ou un hélicoptère avec plongeurs. A suivre.

Dans son malheur, il a de la chance d'avoir chaviré à 200 milles du Horn ...

mercredi 24 décembre 2008

Vendée Globe : premiers bords dans le Pacifique

Ces derniers jours furent incontestablement marqués par l’accident et le sauvetage de Yann Eliès à bord de Générali. Alors à 800 milles des côtes australiennes, le skipper s’est cassé le fémur gauche et a du passer 48H allongé devant sa table à carte dans l’attente des secours sans pouvoir bouger. A la demande du PC course, Samantha Davies et Marc Guillemot se sont déroutés pour lui apporter une aide psychologique en attendant un navire de la marine australienne qui pu prendre à son bord le marin blessé. Dénouement heureux donc pour cet épisode qui a jeté un froid sur l’ensemble de la course.


Et croyez-vous que cet accident a calmé l’ardeur des premiers ? La réponse est non vu les moyennes affolantes qu’ils ont établi dans l’Océan Indien !! Enchaînant des journées à plus de 400 milles, les premiers ont mis deux jours de moins pour boucler l’Indien par rapport à la dernière édition, rien que ça !

La tête de flotte navigue à présent dans le Pacifique et espère trouver une mer plus structurée qu’elle ne l’a été dans l’Indien ; mais à la vue des bulletins météos, ce ne sera pas pour tout de suite ! L’ensemble de la flotte va encore subir les assauts des plusieurs dépressions qui devraient générer une mer « casse bateau » ; les fêtes de fin d’année devraient être sportive pour les marins !


Deux groupes se dessinent à l’entrée du Pacifique : les leaders, emmenés par Michel Desjoyeaux suivi de Roland Jourdain à 50 milles, Jean Le Cam à 130 milles et Sébastien Josse à 140 milles. Vincent Riou et Armel Le Cléac’h ne se quitte quasiment plus et forment le deuxième groupe à 360 milles du leader. Jean Pierre Dick, qui navigue à nouveau avec ses deux safrans, est le plus Sud de la flotte par 54°12’ de latitude et assure la moyenne la plus élevée au dernier pointage avec plus de 16 nœuds.



Source Vendée Globe

lundi 15 décembre 2008

Vendée globe : l’Océan Indien fidèle à sa réputation

C’était prévisible, avec les dépressions qui bousculent la flotte depuis plusieurs jours et la manière dont les marins mènent leurs montures, les casses s’accumulent ! Après le démâtage de Loïc Peyron, c’est le suisse Dominique Wavre qui a cassé sa tête de quille et s’est réfugié aux îles Kerguelen. Peu de temps après, le deuxième suisse de la course, Bernard Stamm, a connu une sérieuse avarie de safran le contraignant lui aussi à rejoindre l’archipel français.

Temenos II approche de son mouillage - D. Wavre

Wavre et les permanents de la base australe des Kerguelen avaient préparé son arrivée en installant un solide mouillage dans la baie du Morbihan. Mais avec des rafales à 50 nœuds, la manœuvre d’approche sur le corps mort fut impossible et le 60’ s’est retrouvé sur les cailloux ! Grâce aux efforts combinés entre le Marion Dufresne et un camion à terre, le bateau à pu être remis à flot, mais avec une importante voie d’eau sur l’arrière anéantissant tous les espoirs du marin suisse.

Poujoulat à sec - Stamm

Jean-Pierre Dick a touché un OFNI (objet flottant non identifié) qui a sérieusement endommagé son safran tribord et cassé la barre de liaison entre les deux safrans ; il perd du coup la première place au profit de Mike Golding et navigue sur un safran en attendant une accalmie pour envisager une réparation avec les moyens du bord. Vincent Riou a cassé un de ses étais (« réparable » dixit le marin) et Jean-Baptiste Dejeanty connaît des problèmes à répétition : pilote automatique, génois déchiré, drisse de grande voile cassée.

Virbac - JP Dick

La tête de la flotte est à deux jours du Cap Leeuwin et les conditions météos ne semblent guère se calmer, à l’image de l’ardeur des marins ! A part Dick affaiblit par son avarie, les six premiers alignent plus de 450 milles par 24H (833km !) et sont regroupés sur moins de 100 milles !

Ou quand une course autour du monde se transforme en régate dans les 50ème !

Source Vendée Globe

MISE A JOUR MARDI 16

La série noire continue ! Alors qu'il venait juste de prendre la tête de la course, le britanique Mike Golding a démâté aujourd'hui à 6H50 TU dans un grain à 55 noeuds et se déroute vers l'Australie. Le marin n'est pas blessé et a juste pu récupérer sa bôme et son tournentin pour mettre en place un gréément de fortune. C'est Michel Desjoyeaux, parti avec 48H de retard, qui prend la tête et les moyennes des premiers baissent notablement au dernier pointage. Ces casses répétitives auraient 'elles calmé la fureur des skippers ? A suivre ...

mercredi 10 décembre 2008

Vendée Globe : bataille intense dans l’Océan Indien

Cette édition du Vendée Globe est tout simplement incroyable ! Aux portes des îles Kerguelen après 31 jours de mer, les 5 premiers sont regroupés sur moins de 40 milles !! Le rythme monte d’un cran, les marins les plus aguerris ne lâchent rien * et avouent pousser un peu trop leurs montures. Michel Desjoyeaux continu sa fabuleuse remonté pour se positionner 5ème au dernier pointage, avec 48h de retard au départ !

Ca passe ou ça casse. Loïc Peyron a démâté alors qu’il était en 3ème position (et leader pendant la moitié de la course) et fait actuellement route sous gréement de fortune, très certainement vers l’Australie. Ndr, il n’y a pas besoins d’être devin pour savoir qu’il ne sera pas le seul à casser vu le rythme effréné de la course !

Jean-Pierre Dick est 1er, suivi de Roland Jourdain, Sébastien Josse, Mick Golding et le « prof » Mich’Dej.

Source Vendée Globe

* « Si tu choques t’es un faible, si tu bordes t’es un fou »

mardi 2 décembre 2008

Le Vendée Globe entre dans les 40ème

Le peloton de tête du Vendée Globe évolue depuis 2 jours dans les 40ème rugissants. Après avoir contournés l’anticyclone de St Hélène, très au Sud cette année, les marins peuvent maintenant bénéficier de vents portants leurs autorisant des moyennes de 17 à plus de 18 nœuds.

Sébastien Josse a pris la tête de la course. Il aura su tirer son épingle du jeu des récentes conditions météos que l’ancien leader, Loïc Peyron, a visiblement mal négocié puisqu’il pointe aujourd’hui à la 5ème place. Michel Desjoyaux continu sa remontée et se positionne au dernier pointage 11ème … à 0.2 milles du 10ème !

Prochaine étape : l'entrée dans l’océan Indien, en passant la longitude du Cap de Bonne Espérance.

Source Vendée Globe

vendredi 21 novembre 2008

Vendée Globe : Peyron dans l’hémisphère sud

C’est aujourd’hui à 21h TU que Loïck Peyron à franchi l’équateur, suivi de prés par Sébastien Josse et Jean-Pierre Dick. Le groupe de tête retrouve donc du vent après le passage du Pot au Noir (voir ici) où est actuellement englué le groupe des poursuivants.


Parmi les marins qui avaient du faire demi-tour vers les Sables-d’Olonne, Michel Désjoyeaux à bord de Foncia, vainqueur de l’édition 2000-2001, effectue une remontée spectaculaire et est actuellement classé 16ème. Bernard Stamm passe les Iles du Cap Vert et Jean-Batiste Dejeanty Les Canaries en fermant la marche à 1.700 milles du leader.


Pour la petite histoire, Loïk Peyron, en tête depuis maintenant 9 jours, est le seul concurrent à avoir participé à la première édition en 1989-90, en finissant 2ème derrière Titouan Lamazou (voir ici).


Source Vendée Globe

lundi 17 novembre 2008

Le CNES embarqué avec le Vendée Globe

Le CNES participe à l’aventure du Vendée Globe, en fournissant à l’organisation des solutions satellites adaptées pour la sécurité des marins.
La première est un suivi simple sécurisé avec une balise à bord qui envoie régulièrement les données de bases sur l’évolution du bateau : position, cap, vitesse. Elle permet au PC course de suivre en quasi temps réel l’évolution de chaque concurrents et peut passer en mode détresse (Ndr, en plus des systèmes Cospas-Sarsat et Inmarsat).


Grâce aux données du satellite de l'ESA Envisat, l’agence fournira également au PC course la position des icebergs (de plus de 150m) que les marins risquent de croiser sur leurs routes. Et pour la première fois, une étude expérimentale déterminera leurs dérives, liées aux courants, aux vents, à leurs formes, etc.


Enfin, quatre marins ont accepté de larguer des balises Argos lorsqu’ils seront dans le courant des Malouines ou à hauteur des îles Kerguelen, soit en plein courant circumpolaire, le plus grand et le plus puissant courant de la planète.


« Les données enregistrées par ces balises seront accessibles à tous via le site www.cnes-edu.fr », précise Danielle de Staerke, responsable du projet au CNES.


Source CNES

vendredi 14 novembre 2008

Vendée Globe 2008 : le calme après la tempête

Le Golfe de Gascogne reste célèbre à sa réputation, surtout pour un mois de novembre ! Les concurrents du Vendée Globe ont affronté au près des vents de 45 nœuds (1) avec rafales à 55 dans une houle de 7 mètres ! La flotte a progressé péniblement avec des vitesses moyennes inférieures à 5 nœuds, et si la majorité des marins en sont sortis indemnes, certains ont connu de graves problèmes : démâtages, collision, problèmes de structures, avaries diverses ; pas de bobos mais beaucoup de dégâts.

Une partie d’entre eux ont pu reprendre la mer après un retour au Sables-d’Olonne, avec plus de 1.000 milles de retard pour certains. Les autres ont du se résoudre à abandonner, dur après des années de préparation.

Le peloton de tête a franchi les Canaries et les marins bénéficient aujourd’hui des premiers alizés. Ils progressent avec des moyennes supérieures à 15 nœuds et les 10 premiers sont actuellement regroupés sur 90 milles. La prochaine « étape » sera le passage de l’équateur et du Pot au Noir (la zone de convergence intertropicale, voir ici). Les conditions météos y sont très instables et si certains en profitent pour creuser l’écart en le négociant avec précision, il est généralement difficile à vivre pour les nerfs !

Source Vendée Globe

(1) 1 nœud = 1 mille à l’heure = 1,852 km/h

dimanche 9 novembre 2008

Départ du Vendée Globe 2008

C’est parti ! Le départ du Vendée Globe 200-2009 a été donné aujourd’hui à 13h02 heure française depuis les Sables-d’Olonne. Les 30 marins se sont élancés au près cap à l’Ouest dans un temps médium qui devrait fraîchir dans les heures à venir, la sortie du Golfe de Gascogne s’annonce donc plutôt sportive.


Un concurrent à déjà fait demi tour pour des problèmes électriques, Dominique Wavre sur Tenemos 2. Il devrait reprendre rapidement la mer dans les prochaines heures.

Source Vendée Globe

samedi 27 septembre 2008

Vendée Globe 2008-2009

C’est le 8 novembre prochain que s’élancera des Sables-d’Olonne la 6ème édition du Vendée Globe, LA course en solitaire par excellence. Sur le papier, le principe est simple : un monocoque de 60 pieds maximum (18.28m) en jauge libre, un marin, un tour du monde de 23.680 milles (43.855km) sans escale et sans assistance par les 3 caps : Bonne Espérance, Leeuwin et Horn.

Cette course a été imaginée par Philippe Jeantot qui, après avoir gagné deux BOC Challenge (tour du monde en solo avec escales), voulait aller plus loin : organiser un tour du monde en solo et sans escale, dont la première édition s’élança des Sables-d’Olonne en 1989.

Le départ est donné tous les quatre ans au mois de novembre, ce qui permet aux marins d’affronter le grand méchant sud (les 40ème rugissants et 50ème hurlants) pendant l’été austral, relativement plus calme à cette période (c’est vraiment tout relatif !).

Elle est le théâtre d’incroyables aventures dans les mers les plus inhospitalières de la planète, de véritables défis sportifs et humains mais aussi de souffrance et si les premières éditions connurent des drames, le niveau de sécurité actuel des bateaux et de leurs équipements limite les risques de catastrophe, qui sont naturellement toujours bien réels. Initialement à 100% française, de plus en plus de marins de toutes nationalités s’y inscrivent depuis la 2ème édition, avec pour cette année pas moins de 30 concurrents, une première !

Record à battre : 87 jours 10 heures et 47 minutes, établi par Vincent Riou à bord de PRB en 2005.

Je vous propose donc de suivre régulièrement l’évolution cette incroyable course au large, je vais même créer un « Sillage » (catégorie) spécialement à cet effet. En attendant, je vous ai concocté une petite compilation de 6 minutes avec des extraits de l’édition 2000-2001 disponible sur DVD chez Néfertiti Production, accrochez-vous :




Site officiel du Vendée Globe