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jeudi 22 mai 2008

Une troisème tache rouge sur Jupiter

La grande tache rouge de Jupiter est connue depuis quelques centaines d’années (ndr, les différentes sources ne donnent pas la même date de découverte). Elle est en fait une gigantesque tempête anticyclonique dont les vents atteignent les 600km/h. En 2006, une nouvelle tache rouge plus petite est apparue dans la même zone de l’hémisphère sud de la géante.

Le télescope spatial Hubble a observé les 9 et 10 mai dernier l’apparition d’une nouvelle petite tache rouge, qui était initialement une tempête ovale de couleur blanche. En observant Jupiter dans le proche infrarouge, Les télescopes hawaiien de 10m Keck ont confirmé qu’elle se situe à la même hauteur que ses sœurs, soit à environs 8km au dessus des « nuages » de Jupiter.

Si ces tempêtes conservent leurs trajectoires actuelles, la petite dernière sera absorbée ou déplacée par la plus grande. Quant à la moyenne découverte en 2006, n’étant pas sur la même latitude que les deux autres, elle devrait passer en dessous de la plus grande pendant le mois de juin.

Projection cylindrique par Hubble

Les chercheurs pensent que les gaz joviens (essentiellement du méthane) sont aspirés en altitude par ces tempêtes et virent vers le rouge au contact de la lumière du Soleil, via un processus chimique aujourd’hui inconnu.

Ces observations confortent une idée émise en 2004, selon laquelle Jupiter connaîtra une phase de changements climatiques globaux à partir de 2006, entraînant une augmentation de la température de l'hémisphère sud et ayant pour conséquence l’apparition de violentes tempêtes de couleur rouge.

Source HubbleSite


jeudi 18 octobre 2007

Les satellites Galiléens

Jupiter est entouré par une soixantaine de satellites, dont quatre principaux : les satellites Galiléens Io, Europe, Ganymède et Callisto.

Io, Europe, Ganymède, Callisto

On les nomme satellites Galiléens en honneur à Galileo Galilei , dit Galilée, qui les découvrit en 1610.

Ses observations de ce système le conduiront à valider les travaux de Copernic en plaçant le Soleil au centre du système solaire à la place de la Terre.
En effet, Jupiter et ces quatre satellites forment un véritable mini système solaire et si Jupiter avait été plus massive, elle serait aujourd’hui une étoile avec son cortège de planètes

Io, la perturbée

Io est quasiment de la même taille que la Lune. C’est une lune perturbé, écartelée en permanence par les forces de marées gravitationnelles que lui inflige la géante ; sa surface peut atteindre des différences de niveau de 50m suivant sa distante à la géante ! C’est aujourd’hui l’objet le plus actif du système solaire sur le plan volcanique.

Le volcan Tvashtar

De nombreux volcans, actifs ou endormis, recouvrent sa surface. Ceux-ci ressemblent beaucoup aux volcans terrestres de type Hawaiien, à la différence près qu’ils crachent du dioxyde de soufre, plutôt que de l’eau et du gaz carbonique sur Terre.

Des laves encore chaudes d’environs 30°C ont été détectées par la sonde Galileo.


Europe, la boule de billard craquelée

Europe est une lune énigmatique. 10% de son volume est composé de glace, surtout de glace d’eau. Son atmosphère ténue en oxygène est « fabriquée » par l’évaporation de cette glace par les rayons ultra violets du Soleil (comme sur les satellites suivant Ganymède et Callisto), à la différence de la Terre, sur laquelle la présence d’oxygène dans l’atmosphère est liée à l’activité biologique de surface.

La surface d'Europe

Sa surface est extrêmement plate, les reliefs les plus prononcés s’excèdent par 1km. Elle est en revanche craquelée par de longue faille pouvant atteindre 1.000km L’étude de ces failles et de la densité de la lune montrent que sous une croute de glace d’une centaine de kilomètres d’épaisseur doit se cacher un océan global. Les relevés des sondes Voyager 1&2 et Galileo vont dans ce sens.

L’ESA prévoit une mission vers Jupiter et particulièrement vers Europe avec un probable atterrisseur pour valider la présence de cette océan.


Ganymède et Callisto, des lunes jumelles au congélateur

Ganymède, Callisto

Ganymède est le plus gros satellite du système solaire, surpassant même en taille Mercure ! Ganymède et Callisto sont d’un autre type que Io et Europe qui sont des lunes telluriques. Ces lunes sont composées à proportion à peu près égale de glace et de roche (comme Pluton), dont la densité se situe entre 1.2 et 2.

Ganymède présente à sa surface de nombreuses fractures, à l’image d’Europe, alors que Callisto ne montre que peut de particularité, ressemblant plutôt à une version glacée de la Lune ou de Mercure.
Ces deux satellites gardent des traces d’activités de surface, aujourd’hui complètement disparues. A la différence de Io et Europe, ces deux lunes se refroidissent inéluctablement.


La comparaison des ses quatre satellites met en évidence trois tendances assez claires. Premièrement, plus on s’éloigne de Jupiter, plus la densité des lunes diminues, ce qui correspond à une augmentation progressive de la proportion de glace.

Deuxièmement, plus le satellite est proche de la géante, plus sa surface est jeune et active. Ceci s’explique par le fait que la chaleur produite par les forces de marées augmentent au fur et à mesure que l’on s’approche de Jupiter.

Enfin, la période orbitale des trois premières lunes est en résonnance 1 pour 2 pour 4. Quand Io tourne quatre fois autour de Jupiter, Europe tourne deux fois et Ganymède une fois. Seule la période de Callisto n’est pas en résonnance avec les autres.

Billets liés : Jupiter / Les futures missions de l’ESA (Laplace)

En savoir plus sur la mission Galileo NASA / Wikipédia

En savoir plus sur les missions Voyager NASA / Wikipédia

On continu à recevoir des données des sondes Voyager parties il y a 30 ans, on en reparlera.


vendredi 27 juillet 2007

Jupiter

Par Cassini en 2000 avec Io et son ombre

Connue depuis l’antiquité, Jupiter marque l’entrée dans le monde des planètes géantes gazeuses. Cinquième et plus grosse planète du système solaire, Jupiter représente à elle seule 70% de la masse du système solaire sans le Soleil, et 318 fois la masse de la Terre. A 780 millions de km de notre étoile, une année sur Jupiter dure 11.8 de nos années, la température de « surface » est de -110°C. Jupiter est la plus grosse et c’est également la planète qui tourne le plus vite sur elle-même, en moins de 10h !


Une étoile ratée

Par Hubble en 2007

L’atmosphère de Jupiter est composée de 78% d’hydrogène, 20% d’hélium et 2% d’éléments divers (essentiellement hydrocarbure et ammoniaque). Si la planète avait été 80 fois plus massive, l’augmentation de température interne aurai amorcé le processus de fusion de l’hydrogène en hélium : nous serions nés dans un monde à deux étoiles.


Les satellites Galiléens

Io, Europe, Ganymède, Callisto

C’est Galiléo Galiléi, ou Galilée, qui pose sa lunette pour la première fois sur ces satellites en 1610. Ses observations sur ce nouveau monde, la géante et ses lunes, lui conduirent notamment à valider les travaux de Copernic : la Terre n’est plus au centre de l’Univers, le Soleil prend sa place.

Ces 4 satellites méritent une attention particulière, on en reparlera ;o)



Visiteurs de passage

Par Hubble en 2000, totalité sur cylindre

Depuis un peu plus de 30 ans, Jupiter a vu passer quelques sondes, plus ou moins brièvement :

Pionner 10 et 11 de passage en 1973 – 1974
Voyager 1 et 2 de passage en 1979
Galiléo de 1995 à 2003, 35 orbites
Cassini de passage en 2000, en activité autour de Saturne


lundi 7 mai 2007

Lever d’Europe sur Jupiter

Perspective inédite pour ce cliché prit en février dernier par la sonde New Horizon en route vers Pluton et la ceinture de Kuiper.

Après une superbe photo des volcans de Io, New Horizon nous dévoile Europe, le deuxième des quatre satellites principaux de Jupiter, qui se lève ici sur l’horizon de la géante.

Découverte par Galilée au début du 17ème siècle, Europe est une lune intrigante, qui abrite vraisemblablement un océan global sous sa croute gelée.

Crédits : NASA / JHUAPL / SRI

Pour en savoir plus sur Europe



mardi 6 mars 2007

Visage de Io

Io est la plus proche des quatre lunes principales de Jupiter (Avant Europe, Ganymède & Callisto).

Ecartelé en permanence par les forces de marées que lui inflige la géante, Io est perturbé. Dans le cortège des planètes, lunes, astéroïdes, et autres objets inclassables, c’est aujourd’hui l'objet le plus actif du système solaire, dont la surface porte de nombreux volcans en éruptions, un "zoom" ici sur le volcan Tvashtar. On en voit deux autre si vous r'gardez bien.


Le cliché, de la sonde New Horizon en route vers Pluton, est pris à 2.5 millions de kilomètres de la lune.

Crédit Nasa

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